Alexandra Boué : Histoire de famille
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Alexandra Boué : Histoire de famille

« Prendre la suite de mon père était une évidence pour moi », affirme Alexandra Boué, jeune P-dg de la société éponyme, spécialisée dans les moules et la plasturgie, créée par son père en 1971et installée à Aumale (76). « J'ai été attirée très tôt par l'activité, l'odeur de métal », avoue celle qui devient ingénieur en mécanique pour suivre la voie familiale tracée par son père, d'abord technicien de fonderie puis responsable d'atelier à la Sepa à Beaucamp le Vieux dans le 80. « Mais l'indépendance le taraudait et il décide de monter une société d'usinage et d'outillage de fonderie ». Jean-Claude Boué s'oriente rapidement vers l'injection et le moule plastique dans les années 80 pour des clients des domaines de la cosmétique et de l'automobile, en France, Angleterre et Belgique. Le début des années 2000 voit la diversification de l'entreprise dans les secteurs de l'aéronautique et de la défense. « Il fallait sortir de la sinistrose automobile de l'époque et diversifier nos secteurs d'activités. Nous sommes également allés vers le bâtiment, les piscines, les ruches, le dentaire... L'avantage de ces divers secteurs d'activités c'est qu'ils permettent d'innover plus facilement ; cela ouvre à d'autres idées et ce qui peut s'appliquer au bâtiment peut être utile à l'automobile », s'enthousiasme la chef d'entreprise. La défense et l'automobile représentent près de la moitié de l'activité de l'entreprise dont le chiffre d'affaires 2012 est de 1,4 million d'euros, l'automobile représentant près de 30 % de l'activité totale. Développements En 2012, la petite société familiale a investi dans une nouvelle presse à injection et un robot six axes : « Pour améliorer les temps de cycles et éviter les stagnations de matière : ce qui permet de gagner en temps et qualité et d'éviter la dégradation des plastiques », explique Alexandra Boué. Un investissement lourd de 100.000 euros auquel s'est ajouté l'achat de machines de soudures à ultrasons. « Nous réalisons des prototypes et petites séries pour des équipementiers de l'aéronautique et de l'automobile ». Si l'investissement dans une nouvelle machine cinq axes est à l'étude, Alexandra Boué avoue que l'international n'est plus une priorité : « À cause du coût horaire français. Nous ne sommes pas compétitifs à l'export et il y a beaucoup de concurrence à l'international. Les marchés français restent accessibles mais il faut réaliser beaucoup d'optimisation de temps : innover pour avoir un coût horaire compétitif ».

S.C
www.bouemp.wordpress.com

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