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Aircelle : La direction veut rassurer sur l'avenir du site havrais
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Aircelle : La direction veut rassurer sur l'avenir du site havrais

Après la relocalisation au Maroc de la ligne de l'inverseur de poussée du moteur CF 34-8, Aircelle met l'accent sur ses programmes phares.

«Les programmes phares restent auHavre!» Benoît Martin-Laprade, le directeur du site de Gonfreville L'Orcher du nacelliste Aircelle tient à le rappeler. Quelques semaines après l'annonce du transfert de la production d'inverseur de poussée du moteur CF 34-8 (moteur General Electric) sur le site marocain de la filiale du groupe Safran, la direction justifie son choix: «il s'agit d'un programme déficitaire dont nous ne pouvions pas, vis-à-vis de nos partenaires, nous séparer», explique Michel Denneulin, le directeur des ressources humaines. Au bout du compte, Aircelle doit repositionner soixante et un salariés jusque-là affectés à la ligne de montage du CF 34-8, sur d'autres programmes tels que celui de l'A380. Un plan qui s'ajoute à celui du programme BR 710 également transféré au Maroc en 2008 et qui concernait quarante salariés du site havrais.




Quatre-vingt-seize nacelles d'A380 en 2009

«Au total, cela touche une centaine de salariés, soit environ 6,5% des effectifs havrais», précise Jean-Pierre Cojan, le P-dg du nacelliste. «Il faut rapporter les choses à leurs justes proportions! Dans le même temps, nous assistons à une croissance des cadences sur les programmes A320 et A380»; et même si ce dernier a pris du retard, le P-dg annonce la livraison de plus de quatre-vingt-dix nacelles en 2009, contre à peine soixante en 2008. Conclusion: «l'emploi de tout le monde est assuré», insiste le P-dg. «Nous avons embauché six cents CDI en cinq ans et nous avons compté jusqu'à quatre cents intérimaires sur le site duHavre!» Aircelle a investi près de 20M€ en deux ans sur son site Normand, notamment pour la création de son atelier matériaux composites «qui commence à produire des pièces de train d'atterrissage pour le Boeing 787», le futur Dreamliner du géant américain. La filiale du groupe Safran, plus habituée à travailler avec Airbus, saisie là l'occasion de diversifier un peu plus ses activités.



G.D.

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