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Agir à dom répare ses appareils médicaux en interne pour réduire son empreinte carbone
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Agir à dom répare ses appareils médicaux en interne pour réduire son empreinte carbone

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Afin d’éviter de jeter ses dispositifs médicaux en fin de vie, le prestataire de santé à domicile grenoblois, spécialiste des soins pour les patients atteints de maladies chroniques a décidé de réparer ses appareils en fin de garantie plutôt que les envoyer à la benne. Ce qui a permis au groupe de réduire de 20 % la consommation de ses dispositifs et de ses déchets produits.

Les concentrateurs d’oxygène acquis par Agir à dom peuvent désormais être réparés au sein des ateliers du groupe, afin de prolonger leur durée de vie — Photo : Marie-Amélie Mine

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. Le slogan de la SEDD (semaine européenne du développement durable) est devenu un mot d’ordre au sein de la société grenobloise Agir à dom (500 salariés ; 60 M€ de CA en 2023), spécialiste des soins à domicile pour les patients atteints de maladies chroniques. L’entreprise, devenue société à mission en 2022, a ainsi décidé de poursuivre ses efforts en matière de RSE, en réparant ses appareils médicaux arrivant en fin de garantie, plutôt que les jeter. À la différence d’autres prestataires de santé à domicile (PSAD) qui louent le matériel médical dont ils ont besoin, Agir à dom est en effet propriétaire de ses dispositifs. L’entreprise possède un peu plus de 100 000 dispositifs médicaux en propre, tels que des respirateurs, des appareils de pression positive continue pour traiter l’apnée du sommeil ou encore des perfuseurs. "Nous investissons 6 à 7 millions d’euros dans ces appareils tous les ans, qui sont fournis aux patients dans le cadre de la prestation que nous leur offrons", explique Philippe Roussel, président d’Agir à dom.

Deux ateliers de réparation

Parmi les appareils les plus utilisés chez les patients, figurent les concentrateurs d’oxygène. "Ces dispositifs sont normalement garantis 5 ans (soit l’équivalent de 20 000 heures d’utilisation) et étaient jusqu’en 2022 mis à la benne en fin de garantie", avance Philippe Roussel. Ces appareils ainsi que tous les autres dispositifs sont désormais envoyés au sein des deux ateliers d’Agir à dom. "Nous avions déjà des ateliers de maintenance et désinfection pour les appareils ayant été utilisés chez des patients mais ceux qui étaient sortis de garantie étaient jusqu’à présent détruits. Nous avons donc développé une activité de reconditionnement", explique Stéphane Meinguss, directeur de la communication. Résultat : une réduction de 20 % environ de la consommation de ces appareils et des déchets produit in fine. "4 000 dispositifs ont été réparés au sein de nos ateliers l’an dernier, où 10 personnes travaillent désormais à plein temps", explique le dirigeant.

Société à mission

Si le reconditionnement des appareils a permis à l’entreprise d’éviter des risques de rupture de stock, les bénéfices en termes de rentabilité sont moindres. "Un concentrateur d’oxygène coûte 500 euros. Il serait plus rentable pour nous de les jeter en fin de garantie", explique encore Stéphane Meinguss. "Notre motivation vient de notre engagement à devenir société à mission. La réparation de nos appareils faisait partie de l’un de nos objectifs opérationnels pour lutter contre le réchauffement climatique", termine le directeur de la communication.

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