Le ministre de l'Economie a reçu en début de semaine les actionnaires d'Aéroports de Lyon : le président de la Métropole de Lyon, Gérard Collomb, le président de la CCI, Emmanuel Imberton et le représentant du président du conseil régional de Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne. En jeu : l'avenir de la société Aéroports de Lyon (Lyon-Saint-Exupéry et Bron) dont 60 % des parts - actuellement détenues par l'Etat - vont être privatisées d'ici à la fin 2016 et non 49,9 % des parts comme il en a été un temps question. Classé 4ème aéroport français après Charles de Gaulle, Orly et Nice-Côte d'Azur, " Saint-Ex " (9 millions de passagers/an) s'apprête ainsi à changer de mains, ce qui interroge ses actionnaires locaux lesquels ont obtenu, à l'issue de cette rencontre avec Emmanuel Macron, d'être associés à l'élaboration du cahier des charges en vue de l'ouverture du capital des Aéroports de Lyon. Ils ont également insisté sur la " spécificité du positionnement " de la structure lyonnaise fortement concurrencée par les aéroports parisiens et celui de Genève. Et ont remis la pétition en ligne intitulée " Libérez le ciel de nos entreprises " (qui a recueilli près de 4000 signatures) qui réclame l'ouverture de nouvelles liaisons internationales depuis Lyon.
Après une rencontre lundi entre Emmanuel Macron et les actionnaires locaux des Aéroports de Lyon-Saint Exupéry et de Bron, il a été décidé un premier calendrier pour la privatisation, d'ici à 18 mois, des parts de l'Etat.