Lancée le 17 septembre par l'aéroport de Toulouse Blagnac, la campagne en faveur d'un vol direct Toulouse - New York a été, en sept jours, vue par 130.000 personnes et ouverte par 10.000 sur Facebook. « Cette opération sur les réseaux sociaux est une première pour nous », précise Catherine Gay, sa directrice stratégie et développement. Par ce buzz, l'aéroport espère convaincre une compagnie aérienne d'« ouvrir cette destination qui, au même titre que les pays du Golfe - Dubaï ou Émirats Arabes Unis -, fait partie de nos projets de lignes long-courrier à un horizon 2016-2020. » Catherine Gay met en avant une étude de marché évaluant à 120.000 passagers le potentiel d'un Toulouse - New York, sachant qu'en 2012, 61.556 personnes ont effectué ce trajet via les différents hubs européens. Au début des années 90, la compagnie UTA, rachetée par Air France, s'y était essayée, en vain, faisant dire, encore aujourd'hui, à certains agents de voyages toulousains que « cette ligne ne peut pas être rentable pour une compagnie régulière. » Catherine Gay assure quant à elle que « des compagnies potentiellement intéressées ont d'ores et déjà été identifiées. » Quant à la tentative d'UTA : « C'était du DC-10 (un avion long-courrier de McDonnell Douglas, ndlr), une fois par semaine et en double touché (avec un stop à Nantes, ndlr). Aujourd'hui, ce que les gens veulent, c'est du direct et de la fréquence : au minimum deux pour capter une clientèle loisirs et cinq pour une clientèle d'affaires et de correspondance. » Hormis Paris, seuls les aéroports de Nice (avec Delta Air Lines) et Marseille (avec XL Airways) proposent actuellement New York en direct.
Transport aérien Selon l'aéroport, le potentiel d'un vol direct Toulouse - New York avoisine les 120.000 passagers. De quoi convaincre une compagnie de se lancer ?