ADN : Vers un aboutissement du programme de recherche
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ADN : Vers un aboutissement du programme de recherche

La société Alliance de diffusion des nucléi (ADN) de Pleyben travaille depuis plusieurs années sur un programme de sélection des porcs grâce à la génétique. Un projet sur le point d'aboutir.

«Nous sommes sûrs de réussir à 75%», assure le directeur d'ADN, Louis Kernaleguen. La société, créée en 1987, regroupe sept coopératives bretonnes d'élevage porcin. Son rôle est d'organiser les travaux de sélection des porcs. Pas de manipulation génétique ou d'OGM, mais un travail à base de statistiques selon différents critères, de santé, de qualité de la viande, de coût alimentaire de cochons.etc. «L'objectif nº 1 est de diminuer le coût de production», indique le directeur. Et le dernier projet de cette «micro-entreprise» de sept personnes est sur le point d'aboutir. Au départ, un projet européen qui ne voit pas le jour. «Mais nous étions très bien notés, on a décidé de continuer à plus petite échelle, au plan national.» Ce programme de recherche porte sur le développement d'une nouvelle technologie de reproduction porcine. «Aujourd'hui, la sélection se fait à partir de la semence. Ici, ce serait à partir de l'embryon», explique Louis Kernaleguen. L'avantage: «moins de mortalité d'espèces dont certaines n'existent que dans un seul élevage par exemple.»




«Cinq ans d'avance»

Membre de la technopole de Quimper-Cornouaille depuis quatre ans, ADN travaille avec l'INRA de Tours et un partenaire technique en Normandie. Car les défis techniques à surmonter sont nombreux. La société de Pleyben s'occupe, elle, de l'expérimentation grandeur nature. «On prélève dans la femelle un embryon et on le cryogénise. Ensuite il faut qu'il soit réimplanté exactement à l'endroit auquel correspond son développement. Il y a aussi le milieu cryogénique synthétique. Il existe de nombreuses règles et législations à respecter. Sans oublier qu'il faudra former une équipe vétérinaire de transfert car aucune n'existe en Europe.» Le coût total du projet s'élève lui à 237K?. ADN bénéficie d'une subvention du conseil régional de 154K?. Il faudra ensuite investir dans un laboratoire de collecte et un local de stockage: 300K€ financés par emprunt. Mais le jeu en vaut la chandelle: «Si on réussit, on aura pris cinq ans d'avance». La fin de la recherche est prévue pour octobre, une commercialisation à la fin de l'année est donc possible.

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