Si vous choisissez de développer une activité outre-Manche, ne négligez surtout pas les contrats qui vous lient à vos employés, partenaires ou clients. « Contrairement à la France, le fonctionnement des entreprises en Grande-Bretagne ne se base pas sur les lois, mais sur le contenu des contrats. Tout doit y être méticuleusement détaillé afin d'éviter de très mauvaises surprises », prévient ainsi Hervé Grella, directeur marketing de l'antenne française de UKTI, l'agence de développement économique britannique.
Cette spécificité nécessite donc absolument de s'entourer d'avocats et de conseils pour préparer son implantation. Un surcoût malvenu en temps de crise, mais qui pourra éviter des frais importants ultérieurs, si jamais le contrat liant deux parties comporte des vides qui peuvent être utilisés avantageusement par l'une d'entre elles.
Des facilités pour la création
Entre dépôts des statuts, procédures administratives et ouvertures des comptes, il ne faut - selon la Banque Mondiale - que treize jours pour créer et pouvoir encaisser ses premières facturations en Grande-Bretagne. Ce délai est - toujours selon la Banque Mondiale - en moyenne de 32 jours en Europe. À noter que la création d'une société peut se faire en ligne, en à peine un jour. En revanche, n'oubliez pas qu'il faut vous adjoindre obligatoirement les services d'un avocat pour vérifier vos statuts, formalité qui s'élève à 300 euros.
Enfin, la comptabilité de votre filiale britannique doit être, comme l'exige le droit local, tenue par un cabinet britannique. - Une fiscalité avantageuse La tranche maximale de l'impôt sur les sociétés est fixée à 28% pendant que la tranche maximale d'imposition personnelle est, elle, fixée à 40%.
À qui s'adresser
Pour aiguiller les entreprises étrangères souhaitant s'implanter sur son sol, la Grande-Bretagne a mis en place un système de guichet unique, constitué par l'agence gouvernementale UK Trade & Investment (UKTI), dont les services sont gratuits. En fonction du projet suivi, elle assure l'interface avec douze agences régionales de développement, qui permettent de recueillir les informations nécessaires sur les coûts, les aides, les disponibilités de foncier, de locaux,etc. Pour l'export, les entreprises ciblant le marché britannique trouveront un relais naturel auprès des conseillers de l'agence de développement international Ubifrance, hébergés dans le réseau des CCI locales.