Selon une étude de 2013 de l'Agence France Entrepreneur seulement 22 % des créateurs d'entreprise sollicitent leur banquier au lancement de leur activité. Or, même si vous êtes en mesure de financer votre création avec vos économies ou grâce à de l'argent recueilli auprès de proches, l'appui des banques est capital pour votre réussite future. « On voit encore trop de porteurs de projets qui se lancent sans présenter leur projet à leur banquier car ils partent du principe que ce dernier ne les suivra pas. C'est vrai que les banques financent difficilement, mais elles sont aussi des filtres. Quand une banque valide votre projet et décide de vous faire confiance, cela donne de la crédibilité au projet et cela rassure le chef d'entreprise. On peut aussi s'appuyer sur des organismes qui octroient des prêts d'honneur pour s'en servir de leviers auprès des banques », expose Nathalie Finger-Ollier, directrice associée du cabinet Avocats et Partenaires. Parmi les organismes qui octroient des prêts d'honneur, l'un des plus connus est le Réseau Entreprendre. Mais pour son président Gérard Leseur, le seul prêt d'honneur ne suffit pas et « faire l'impasse sur les banques est une grave erreur. Il faut pouvoir négocier des découverts et surtout suivre sa trésorerie de façon journalière, que l'on soit une petite, une moyenne ou une grande entreprise. La trésorerie, c'est le sang de l'entreprise. Et le minimum quand on lance une entreprise, c'est d'avoir deux banques », développe le président du réseau.
Deux banques valent mieux qu'une
Pourquoi deux banques ? Pour mieux se couvrir ! « Une banque peut avoir une grande confiance en votre projet, mais lors d'un changement de direction dans la banque, votre entreprise peut ne plus être comprise. Il peut aussi y avoir des nouvelles règles prudentielles au sein de la banque. Celles-ci vont changer la gestion de votre trésorerie au quotidien et vous plonger dans les difficultés. Avec deux banques, il est rare que les deux modifient leurs règles en même temps. Cela vous offre une sécurité supplémentaire », argumente Gérard Leseur.