2030 Energie Marine : Un deuxième prototype d'aile énergétique hydrolienne
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2030 Energie Marine : Un deuxième prototype d'aile énergétique hydrolienne

Energie Le concepteur de récupérateurs hydroliens d'énergie des courants marins et fluviaux, installé à Pégomas, lance sa dernière turbine sous-marine.

Le nouveau prototype a été dévoilé en avant-première à Bordeaux, mi-janvier, durant le salon Thétis EMR spécialisé dans les énergies marines renouvelables. Ce récupérateur hydrolien d'énergie marine est composé d'une aile flottante, qui soutient la turbine et les quilles. Ces dernières permettent, à l'instar d'un cerf-volant, de positionner naturellement l'ensemble dans l'axe du courant marin ou fluvial. Conçu à Pégomas et fabriqué à Bordeaux, l'engin de 800 kg et de deux mètres de largeur, hauteur et profondeur, a une puissance de 5 kilowatts. «L'ensemble est prévu pour une profondeur entre 20 et 50 mètres. Il échappe ainsi à la force des vagues et de la houle ainsi qu'aux différents niveaux du fond de la mer qui provoquent des turbulences», complète Yves Kerckove, concepteur de ces récupérateurs hydroliens d'énergie, par ailleurs président de 2030 Energie Marine. Ce prototype, plutôt adapté aux rivières, fait suite à un premier modèle, conçu par Yves Kerckove il y a deux ans. Plus petit, ce démonstrateur avait servi à prouver l'efficacité de cette technologie, pour laquelle 5 brevets ont été déposés en 2010 puis validés par des PCT internationaux l'an dernier.




Une première étape



Et le président de la société basée à Pégomas ne compte pas en rester là. Le but selon lui : «arriver à construire des appareils suffisamment importants pour récupérer une plus grosse part d'énergie produite par les courants». Et correspondre au mieux à la demande de potentiels clients, des exploitants privés ou publics, intéressés «par des appareils plus puissants», indique encore Yves Kerckove. D'où la conception, cette année, d'un troisième prototype. «Le modèle présenté en janvier n'était qu'une première étapede ce qui peut être commercialisé». Reposant sur la même technologie, cette nouvelle aile énergétique hydrolienne comptera 4 turbines pour une puissance globale de 20kW. Pour un investissement de 150 000?. «Ce n'est plus qu'une question de financement, résume le concepteur, à la recherche d'investisseurs. Il faut que les gens y croient, bien que ce soit nouveau. On est dépendant d'un capital risqueur pour pouvoir avancer».




«Je travaille sur ce dossier depuis 31 ans »

«C'est un marché de plus en plus porteur», assure Yves Kerckove, qui considère qu'il devient «urgent» de trouver de nouvelles solutions énergétiques. Cependant le concepteur n'a pas attendu la "tendance" pour se lancer dans les énergies marines : «Cela fait 31 ans que je travaille sur ce dossier, confie-t-il. Mais, à l'époque, ça n'intéressait personne, parce que le pétrole était bon marché. Aujourd'hui ça devient une nécessité». Féru de pêche en mer, «notamment entre la France et l'Angleterre, où les courants sont importants», Yves Kerckove a alors l'idée de développer des hydroliennes. Une ambition qui se concrétise fin 2010 avec la création de sa société 2030 Energie Marine, dont la technologie a, par ailleurs, été récompensé d'une médaille d'or au salon international des inventions de Genève.

2030 Energie marine



Pégomas Yves Kerckove Effectif : aucun CA 2011 : aucun 2030-energie-marine.com

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