150 "grands projets stratégiques" appelés à devenir des "cathédrales industrielles"
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150 "grands projets stratégiques" appelés à devenir des "cathédrales industrielles"

150 projets industriels sont qualifiés de "stratégiques" par l’État partout en France. Ces projets de création ou d’extension d’usines vont bénéficier de procédures accélérées avec "la méthode Notre-Dame-de-Paris", selon Emmanuel Macron. De nombreux secteurs sont concernés : des terres rares à l’énergie, en passant par la défense et la santé.

Le site de production de lithium de l’entreprise Imerys, situé dans l’Allier, fait partie de ces 150 projets — Photo : Emilie Valès

Ces projets sont appelés à devenir des "cathédrales industrielles" a annoncé Emmanuel Macron le 22 avril. Lors d’un déplacement sur le site d’Imerys dans l’Allier (Auvergne-Rhône-Alpes), le chef de l’État a annoncé le lancement de 150 "grands projets stratégiques" partout sur le territoire.

170 milliards d’euros d’investissements

"C’est la méthode Notre-Dame-de-Paris : un projet identifié, une chaîne de commandement claire et des délais records qu’on doit tenir", a explicité Emmanuel Macron. Concrètement, ces projets vont bénéficier de facilités et dérogations réglementaires.

Selon Emmanuel Macron, c’est une méthode qui a déjà fait ses preuves. Avec les lois industrie verte et d’accélération et de simplification de l’action publique, les délais permettant de lancer un projet ont été divisés par deux, passant de 18 à 9 mois.

Ces 150 projets, dont 70 sont répertoriés dans le tableau ci-dessous, représentent 170 milliards d’euros d’investissements selon l’Élysée, pour 30 000 emplois. Ils concernent de nombreux secteurs comme l’énergie (nucléaire, biocarburants), le recyclage, les terres rares ou encore la santé et la défense. Les 80 autres projets ne sont pas pour l'instant dévoilés par la présidence de la République.

Trois mesures de simplification pour accélérer les procédures

Un décret sur le contentieux des projets stratégiques, publié ce 22 avril au Journal officiel, permet d’unifier le contentieux autour de la cour administrative d’appel. "Cela représente un an de gagné sur les délais de recours", affirme le chef de l’État. Ce texte concerne les projets "contribuant à des objectifs définis" comme le développement des énergies décarbonées, les infrastructures de transports, les opérations d’intérêt national, de souveraineté économique, industrielle ou alimentaire.

Emmanuel Macron a également cité la loi de simplification de la vie économique, adoptée il y a quelques jours, et qui permet de réduire les délais d’implantation des data centers.

Ces projets pourront aussi bénéficier d’évaluations environnementales accélérées. "Ce n’est pas pour réduire l’exigence mais pour acter le fait qu’on a beaucoup de procédures" émanant de différents services (État, autorités environnementales), a précisé le chef de l’État.

Une ouverture sur le foncier économique à venir

Pour permettre à des grands groupes, PME et ETI de s’installer ou de s’étendre, 44 sites disponibles ont été identifiés. Cela représente 22 000 hectares de terrains qui seront disponibles entre aujourd’hui et 2 030.

"Nous relançons la stratégie avec France foncier pour identifier et préparer les terrains", a précisé Emmanuel Macron. Sébastien Martin, ministre chargé de l’Industrie, est chargé de préparer ces "zones d’accélération industrielles".

De quoi permettre de relancer la dynamique d’implantations de sites industriels alors que le dernier baromètre de la Direction générale des entreprises faisait état de seulement 19 ouvertures ou agrandissements d’usines en 2025, contre 88 en 2024.

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