Agroalimentaire

Fesia intensifie sa force de vente sur le territoire national

Par Isabelle Maradan, le 23 janvier 2023

À Scherwiller, dans le Bas-Rhin, Fesia, distributeur de gros équipements pour les industries agroalimentaires, intégré au groupe sarthois Bobet depuis près de deux ans, agrandit son espace de stockage et a renforcé ses ressources commerciales sur le territoire national pour se développer.

70% du chiffres d'affaires de Fesia provient de la vente de machines, hâchoirs et gros équipements festinées aux métiers de bouches, stockées sur le site de Scherwiller.
70% du chiffres d'affaires de Fesia provient de la vente de machines, hâchoirs et gros équipements festinées aux métiers de bouches, stockées sur le site de Scherwiller. — Photo : Isabelle Maradan

La société Fesia (11,5 millions d'euros de CA en 2021 ; 35 collaborateurs), distributeurs de gros équipements (hachoirs, trancheuses, machines de fumage...) pour les industries agroalimentaires, vise le cap des 16 millions d’euros d’ici à 2025. "Le chiffre d’affaires est un élément, un objectif, mais on travaille surtout sur l’humain et les talents", pose d’emblée Pierre-Etienne Reitter, directeur général de l’entreprise depuis un an. Un travail de restructuration a d’ailleurs été effectué depuis son arrivée à la tête de la société implantée sur le parc d’activités intercommunal du Giessen à Scherwiller, à côté de Sélestat (Bas-Rhin). "L’organisation n’était pas taillée pour que Fesia puisse se développer autant. Il fallait donc structurer les choses et avoir un organigramme clair", développe le directeur. À son arrivée, des fiches de postes précises ont donc été créées et rédigées pour chacune des personnes travaillant dans l’entreprise. Début janvier 2023, une personne a été recrutée "pour travailler en gestion de projet pour de gros clients, des industries, qui exigent que nous ayons une méthode industrielle", explique le directeur.

Pierre-Etienne Reitter, directeur de la société Fesia depuis un an, prévoit d'augmenter de 40% l'espace de stockage des machines. 
Pierre-Etienne Reitter, directeur de la société Fesia depuis un an, prévoit d'augmenter de 40% l'espace de stockage des machines.  - Photo : Isabelle Maradan

Une restructuration dans la continuité

Une restructuration de l’organisation commerciale a été opérée fin 2022. Un découpage du territoire national en cinq parties (autour de Lille, Lyon, Toulouse, Rennes et le Grand Est), a été réalisé, réparties entre cinq commerciaux, contre trois auparavant. "L’avantage d’avoir choisi de vendre au groupe Bobet, c’est qu’ils ont 36 commerciaux présents sur toute la France. Ce sont des apporteurs d’affaires. Ils sont sur la même clientèle que nous mais pas avec les mêmes produits", explique Didier Platz, directeur commercial de la société. Pour mémoire, le groupe Bobet (CA 2021 : 81 M€ 400 salariés dans le monde ; 300 salariés en France), acteur majeur dans le secteur de la fourniture pour les industries agroalimentaires basé en Sarthe, a racheté Fesia en juin 2021.

Chez Fesia depuis 27 ans, le directeur commercial ouvre une page de l’histoire de l’entreprise. La décision de couvrir toute la France, et plus seulement le Grand Est, ne date pas d’hier. "Cela fait quinze ans que nous le faisons et c’est grâce à cela que notre chiffre d’affaires a pu grandir, alors que si on ne regarde que l’Est, ce n’est pas le cas. Il y a de moins en moins de charcutiers", explique-t-il. À ses côtés, Pierre-Etienne Reitter insiste sur les nombreux atouts de l’entreprise qu’il a trouvée à son arrivée. Une équipe soudée, stable et fidèle. Une entreprise réputée pour sa qualité et distribuant des marques reconnues par la profession. "On était Porsche et pas Renault", compare le dirigeant. "C’est la raison pour laquelle le groupe Bobet a été intéressé par Fesia", assure en chœur les deux directeurs.

40 % d’espace de stockage en plus

Dans l’entrepôt, les hachoirs et trancheuses pour professionnels de la boucherie-charcuterie côtoient d’imposantes machines de fumage au bois, "pour le saumon, par exemple", commente Pierre-Etienne Reitter. Une sorte de mezzanine va être aménagée dans le bâtiment de 500 m2, et six mètres de hauteur sous plafond, où se trouvent les machines. Si le dirigeant ne révèle pas le montant de l'investissement, il évoque la "grande liberté laissée par le groupe Bobet en termes de gestion du business et de croissance". L’espace de stockage va augmenter de 40 %. De quoi élargir la gamme de produits. Des négociations pour une exclusivité avec une société hollandaise, fournissant des solutions de lavage pour les barquettes en plastique, sont en cours. Depuis 2022, Fesia vend également des machines de thermoformage et d’operculage de la marque vendéenne Mecapack. À l’accueil du site, le magasin propose des consommables des épices et des bûches de friction pour les machines de fumage. L’idée est de permettre au client (Fesia compte plus de 2500 références clients, dont environ 500 fidèles) d’acheter le hachoir pour sa viande et également les épices et les machines permettant de conditionner le tout.

Le magasin, situé à l'entrée du site alsacien, propose des consommables (épices et bois de fumage, notamment) aux clients de Fesia.
Le magasin, situé à l'entrée du site alsacien, propose des consommables (épices et bois de fumage, notamment) aux clients de Fesia. - Photo : Isabelle Maradan

Location et occasion

Les consommables représentent 8 à 9 % du chiffre d’affaires de Fesia. La vente de machines destinées aux métiers de bouche en génère 70 %. "Le panier moyen est autour de 25 000 euros", évalue le directeur. Mais le neuf coûte de plus en plus cher et certains clients n’ont pas les liquidités nécessaires ou ont des besoins ponctuels. Pour répondre à ces demandes, Fesia développe la location de machines et la vente de matériel d’occasion. Le reste du chiffre d’affaires, soit 21 à 22 %, provient des activités de service après-vente. "Nous sommes rapides et efficaces, nous avons des pièces en stocks disponibles pour les clients et les techniciens, que nous pouvons livrer rapidement, des partenaires capables d’intervenir vite et du petit matériel que nous pouvons mettre à disposition pour dépanner le temps de réparer", assure le directeur qui précise vouloir "encore renforcer l’agilité de l’entreprise à ce niveau-là".

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