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Toulouse White Biotechnology prévoit un changement de statut et d'adresse

Par la rédaction, le 14 mars 2017

Fort de son succès, le centre Toulouse White Biotechnology déménagera en 2019 dans des locaux neufs et plus grands, sur le site de l’Insa. En pleine croissance, l'accélérateur de développement des biotechnologies industrielles veut changer de statut et se transformer en société privée.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

La mission de Toulouse White Biotechnology est de taille : limiter l’utilisation du pétrole dans l’industrie en favorisant l’utilisation du carbone renouvelable. L’originalité de ce centre scientifique est qu’il ne se limite pas à une mission de recherche classique de laboratoire.

Devenir une société privée pour pérenniser les emplois

TWB se définit comme un démonstrateur pré-industriel. Sa gouvernance est assurée par un consortium associant acteurs privés et publics (au nombre de neuf). Ils étaient 45 partenaires l’an dernier. Huit entreprises les ont rejoint cette année : AB7 Industries, Bgene, BioAster, Heurisko, Naturomole, Servier, Micropep Technologies, Syngulon. Sous la triple tutelle de l’Inra, de l’Insa et du CNRS, le centre reste aujourd’hui à dominante publique. Pierre Monsan, fondateur et directeur du site, souhaite que TWB devienne une SAS : « Il faut changer de statut juridique pour pouvoir maintenir notre personnel actuellement en fin de CDD. Cela nécessite des moyens. Nous devons développer notre activité économique et augmenter notre marge pour réinvestir dans le personnel » a-t-il expliqué. L'ensemble des acteurs du consortium, privés et publics, sont d'accord sur le principe. La réflexion est en cours. Pierre Monsan estime que les lignes et la forme du changement de statut (le choix de la SAS n'est pas encore décidé) seront validés et organisés d'ici fin 2019.

Activité en hausse

Créé en 2012, TWB confirme ses bons résultats en 2016 avec un chiffre d' affaires de 9,5 millions d'euros, soit une hausse annuelle d’activité de 10 %. 46 projets étaient en cours de réalisation l’année dernière, dont 15 nouveaux. Il s’agit en majorité de projets de recherche financés à 100 % par des industriels, mais il y a eu aussi des projets co-financés par des industriels et des fonds publics et des projets de recherche dits pré-compétitifs avec un investissement à hauteur de 1 million d'euro de TWB sur des projets de recherche fondamentale à fort potentiel. Au total, c'est près de 19 millions d'euros de contrats qui ont été signés depuis 2012.

Hébergement de start-up

Trois start-up seront dans les murs de TWB cette année : EnobraQ (solution qui développe des procédés de fermentations industrielles à partir de CO2), Pili (recherche sur les colorants naturels) et,  une nouvelle arrivée pour 2017, MicroPEP Technologies (utilisation de micropeptides naturels pour améliorer le développement des plantes). En 2020, les pépites accueillies et encadrées par TWB seront dans de nouveaux murs. Car TWB va démarrer des travaux début 2018 pour son futur bâtiment de 3 500 m2, prévu sur le site de l’INSA. « Aux côtés du laboratoire LISPB et du Critt Bio, nous disposerons en tout de 15 000 m² dédiés aux biotechs »,  se réjouit Pierre Monsan. Ce projet représente un investissement de 6,5 millions d'euros, et est financé par le plan Etat-Région et par le programme Campus ( celui-ci finance la rénovation des cmamus univeristaires)

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