Toulouse

Immobilier

Avec sa levée de 132 millions d'euros, la foncière immobilière Groupe Thierry Oldak veut doubler de taille

Par Paul Falzon, le 25 juin 2020

Positionné sur l’acquisition d’emplacements de cœur de ville pour des grandes enseignes, le Groupe Thierry Oldak a réalisé deux tours de table pour un total de 32 millions d’euros. Malgré l’impact de la crise sanitaire sur l'activité commerciale, la foncière toulousaine veut doubler ses actifs en cinq ans.

Pour Thierry Oldak, président et fondateur du groupe éponyme, le positionnement sur l'immobilier commercial de coeur de ville doit permettre à sa foncière de passer le cap de la crise du coronavirus.
Pour Thierry Oldak, président et fondateur du groupe éponyme, le positionnement sur l'immobilier commercial de coeur de ville doit permettre à sa foncière de passer le cap de la crise du coronavirus. — Photo : DR

Vingt ans après sa création à Toulouse, le Groupe Thierry Oldak (GTO) veut changer d’échelle. La foncière immobilière, spécialisée dans la location d’emplacements de cœur de ville à des enseignes nationales et internationales, a bouclé ces douze derniers mois deux tours de table, pour un montant global de 132 millions d’euros. Réalisée en 2019, la première opération a vu GTO obtenir 92 millions d’euros de financements auprès de la Société Générale pour consolider ses fonds propres et les actifs existants, situés en majorité entre Toulouse et Bordeaux. En début d’année 2020, des investisseurs privés familiaux ont apporté 40 millions d’euros qui serviront essentiellement à lancer de nouvelles opérations.

Doubler le portefeuille en cinq ans

Après Avignon, Nantes, Rouen et Metz, le groupe aimerait poursuivre sa diversification géographique en réalisant des acquisitions à Lille, Strasbourg ou encore Lyon. « Pour l’instant, nous n’avons aucun dossier en région parisienne, qui reste un marché compliqué à travailler, confie Thierry Oldak, fondateur et président du groupe éponyme. L’objectif est de doubler notre portefeuille dans les cinq ans, ce qui nous permettrait d’avoir une véritable puissance de feu sur le marché. » GTO gère actuellement 88 400 m2 de surfaces commerciales, valorisées à 200 M€, pour un revenu mensuel de 10 M€ de loyers. Ses effectifs sont stabilisés à 12 personnes depuis plusieurs années.

« Des discussions dures » sur les loyers

Si elle a pesé sur l’activité, la crise du coronavirus ne freine pas ces objectifs de croissance. « Il y a eu des discussions dures avec de grandes enseignes qui ont refusé de payer leur loyer, et nous avons proposé des solutions de long terme qui n’ont pas encore été acceptées par tous nos interlocuteurs, indique Thierry Oldak. Le groupe ne retrouvera peut-être pas toute la trésorerie perdue, mais nous pensons récupérer financièrement dans les 12 à 14 mois. »

Recentrage des pratiques d’achats vers les cœurs de ville

À plus long terme, le dirigeant ne craint pas la concurrence des sites en ligne ni des zones commerciales de périphérie. « La crise sanitaire a brouillé les comportements mais je reste persuadé que rien ne remplacera chez les consommateurs le plaisir d’être en contact avec le produit. Depuis dix ans, on assiste à un recentrage des achats vers le centre-ville : notre positionnement en cœur de ville nous a permis de passer les crises précédentes, il nous aidera à passer celle du coronavirus », veut croire Thierry Oldak.

Quant à un retour du coronavirus, il n’inquiète pas outre mesure le président de GTO : « Nous disposons désormais de l’expérience et des équipements pour être préparés à une nouvelle crise sanitaire. Dans ces situations, fréquenter les centres commerciaux à ciel ouvert que sont les cœurs de ville peut aussi rassurer le consommateur. »

Pour Thierry Oldak, président et fondateur du groupe éponyme, le positionnement sur l'immobilier commercial de coeur de ville doit permettre à sa foncière de passer le cap de la crise du coronavirus.
Pour Thierry Oldak, président et fondateur du groupe éponyme, le positionnement sur l'immobilier commercial de coeur de ville doit permettre à sa foncière de passer le cap de la crise du coronavirus. — Photo : DR

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