Les investissements dans les filières vertes se sont recomposés en 2025, selon la 9e édition du baromètre Arthur Loyd.
En 2025, Arthur Loyd recense 24,5 milliards d’euros d’annonces d’investissement en France dans les filières vertes. Un peu moins que le record de 2023 (25,4 M€) mais beaucoup plus qu’avant la crise sanitaire. Les investissements sont ainsi été multipliés par six depuis 2019.
70 % des projets concernent les énergies renouvelables (38 % des annonces en 2025) et le recyclage et la gestion des déchets (30 % des annonces). La construction de bâtiments durables, les écomatériaux et les batteries ont un poids plus modeste.
La filière batterie, qui représentait 24 % des montants investis en 2024, descend à 3 % en 2025 au profit des énergies renouvelables. 58 % des 24,5 milliards d’euros d’investissements annoncés sont dédiés à ces EnR, contre 48 % en moyenne depuis 2019. Pour Arthur Loyd, cette hausse est liée à l’intérêt pour l’éolien en mer et le kérosène vert.
La Nouvelle-Aquitaine en tête des régions, le Nord premier des départements
La répartition géographique des investissements consacre certaines régions et départements. À l’échelle régionale, c’est la Nouvelle-Aquitaine qui attire le plus avec 4,3 milliards d’euros d’investissements annoncés.
Selon ce baromètre, "84 % des montants investis se concentrent dans seulement 20 départements". Les territoires de la façade atlantique se démarquent.
Dans les Hauts-de-France, le Nord capte presque la totalité des annonces avec 2,5 milliards d’euros d’investissements. Ce qui représente aussi 10 % du volume national. Cette attractivité s’inscrit aussi dans la durée. "Depuis 2019, le département cumule ainsi près de 16 milliards d’euros d’investissements dans les filières vertes, confirmant son rôle de locomotive de l’industrie verte", indique le cabinet Arthur Loyd.
Un rééquilibrage territorial des investissements
Dans toute la France, 60 % des volumes investis sont localisés hors des métropoles. La dynamique de l’année 2025 est en effet portée par des projets de petite et moyenne taille. On compte 268 opérations d’investissements inférieures à 10 millions d’euros et 132 comprises entre 10 et 50 millions d’euros. Pour le cabinet Arthur Loyd, cette dynamique est un "rééquilibrage partiel entre territoires urbains structurants et espaces plus périphériques".