Alpes-Maritimes

Industrie

L’industriel Atos ferme son site de Carros

Par Olivia Oreggia, le 13 décembre 2018

La procédure est en cours. La fermeture de l'usine Atos de Carros, près de Nice, prendra effet au printemps. Le site spécialisé dans la fabrication d'habillage en tôlerie pour l'industrie électronique emploie 50 salariés. Le groupe Fidève, propriétaire d'Atos, entend, par cette décision, tenter de sauver son second site français, basé en Normandie.

Le site Atos de carros
Le site Atos de Carros a perdu 800 000 euros en 2017. — Photo : DR

Le PDG du groupe Fidève, propriétaire d’Atos, nous l’a confirmé : le site de Carros, qui produit pour l’industrie des armoires et des racks, fermera définitivement ses portes en 2019. « Il n’y a qu’une raison et une seule : la baisse de l’activité. » Et Serge Schlienger de détailler les chiffres appuyant sa décision : « En 2016, le chiffre d’affaires était de 8,4 M€ avec un résultat tout juste équilibré. En 2017, le chiffre d’affaires est passé sous la barre des 7 M€, avec des pertes atteignant 800 000 €. Les prévisions 2019, si l'on maintenait l'activité, le donneraient sous les 6 M€, avec une perte de 1,2 M€. » L’explication est à trouver selon l’industriel dans un marché français en net recul face à la concurrence des « pays low cost, c’est-à-dire les pays de l’est ou asiatiques. On ne peut plus être compétitifs sur certaines offres. »

« Nécessaire pour sauver Atos »

Le groupe Fidève est spécialisé dans le sur mesure industriel en tôlerie. Il chapeaute 5 sociétés dont, depuis 2014, Atos, réparti entre Glos, près de Lisieux (Calvados), et Carros, dans les Alpes-Maritimes. « Quand j’ai repris l’entreprise, elle perdait beaucoup d’argent, elle était proche de la cessation de paiement. En Normandie, on commence à remonter la pente, mais cela n’a pas été possible à Carros. Les savoir-faire et les demandes ne sont pas tout à fait les mêmes. Si on veut conserver un minimum d’activité à Glos, on doit se séparer de Carros. C’est l’opération nécessaire pour sauver Atos. »

La zone de Carros fait partie des 124 « Territoires d’industrie » français sélectionnés pour relancer l’activité industrielle. Trop tard pour Atos (créée en 1989) et ses 50 salariés, qui se voient aujourd’hui proposer pour la plupart une délocalisation sur le site normand ou, pour quelques postes, en Alsace.

Le site Atos de carros
Le site Atos de Carros a perdu 800 000 euros en 2017. — Photo : DR

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