Marseille

Habillement

Les Minettes en Goguette crée des vêtements pour les femmes atteintes de cancer du sein

Par Hélène Lascols, le 13 juillet 2022

Véronique Gonzales a lancé sa première collection de vêtements écoresponsables, féminins et adaptés aux effets secondaires du cancer du sein. Ses premières pièces écoulées sur la plateforme KissKissBankBank, elle prévoit déjà d’étoffer sa collection.

Véronique Gonzales, dirigeante de la marque textile Les Minettes en Goguette
Véronique Gonzales, dirigeante de la marque textile Les Minettes en Goguette — Photo : DR

La créatrice

C’est son cancer du sein, puis sa rencontre avec d’autres malades et, enfin, la suppression de son poste de salariée au sein d’une grande enseigne d’ameublement qui vont décider Véronique Gonzales à se lancer dans l’entrepreneuriat et à créer Les Minettes en Goguette, en 2019, à Marseille. Elle dresse le constat d’une offre faible en vêtements adaptés post-cancer du sein. Avant de franchir le pas, elle suit une formation à la création d’entreprise, une formation au stylisme à l’École Boule "pour comprendre les bases de la conception textile" et une autre en création de sites web.

Le concept

Pendant un an et demi, Véronique Gonzales crée et teste des prototypes de vêtements adaptés aux effets secondaires du cancer du sein : sensibilité de la peau due aux cicatrices, prise de poids, transpiration excessive, etc. Elle boucle son plan de financement avec un prêt bancaire et le soutien d’Initiative Marseille et de France Active. Elle trouve aussi des ateliers pour assurer la production : l’atelier d’insertion marseillais Treiz’en Mode, deux ateliers à Barcelone et deux autres au Portugal.

Puis, au mois d’avril 2022, elle lance sa première collection, estampillée Les Minettes en Goguette, composée d’un tee-shirt qui s’enfile sur le côté, d’un ensemble de lingerie avec soutien-gorge qui se ferme à l’avant, et d’un maillot de bain avec barrière anti UV. "Ces tenues sont confectionnées notamment grâce au recyclage de bouteilles en plastique", précise Véronique Gonzales.

Les perspectives

Cette première collection est proposée en avril 2022 sur la plateforme de financement participatif KissKissBankBank. "Nous avons franchi le pallier des 8 000 euros et pouvons lancer la fabrication de nos premières pièces", confie l’entrepreneuse. Depuis, une robe en coton déperlant pour permettre à la transpiration d’être évacuée est également proposée sur le site web de la marque, qui reste pour le moment le seul canal de vente de l’entreprise. Un tee-shirt fabriqué à partir d’un tissu composé d’algues, pour leurs propriétés cicatrisantes, sera proposé à la rentrée. D’autres modèles seront ensuite créés avec des femmes pour étoffer le vestiaire des Minettes en Goguette et apporter des réponses à d’autres malades.

"Tous nos vêtements sont vendus via un système de précommandes pensé pour éviter la surconsommation", explique Véronique Gonzales, accompagnée dans son développement par le Carburateur à Marseille. Elle vise un chiffre d’affaires de 90 000 euros pour la première année, 230 000 euros l’année suivante.

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