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Industrie

Le groupe IPI se donne trois ans pour doubler de taille

Par Hélène Lascols, le 20 juin 2022

Pour atteindre les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici trois ans, soit le double d’aujourd’hui, le groupe varois IPI recompose son capital. Le fabricant de connectiques, pompes et vannes hydrauliques se donne ainsi les moyens de poursuivre sa croissance organique et de conclure de nouvelles acquisitions.

Sylvain Loze a acquis la société varoise Pollard en 1997, puis fondé le groupe IPI en 2009, composé de rachats successifs.
Sylvain Loze a acquis la société varoise Pollard en 1997, puis fondé le groupe IPI en 2009, composé de rachats successifs. — Photo : Hélène Lascols

Le groupe varois IPI (International Pump Industries), devenu, depuis 2009, un acteur international dans le monde de l’industrie hydraulique, franchit une nouvelle étape en levant huit millions d’euros auprès de deux nouveaux investisseurs, Entrepreneur Invest et Smalt Capital, et de son actionnaire historique Eurazeo, entré au capital en 2017. Par la même occasion, MBO Partenaires, également investisseur depuis 2017, sort entièrement du capital. À travers cette opération, qui permet au management de rester majoritaire, le dirigeant Sylvain Loze entend poursuivre sa stratégie de conquête internationale mêlant acquisitions et croissance organique.

Objectif : 100 millions d’euros de chiffre d’affaires

Ayant grandi par rachats successifs, le groupe IPI dispose d’un ancrage historique en Paca, avec les pompes Pollard dans le Var et Usimétal dans le Vaucluse. Il compte par ailleurs cinq autres sociétés en France, est présent en Afrique du Sud et en Suisse et s’appuie sur des agents et distributeurs dans le monde entier. Sur un marché mondial estimé à 150 milliards de dollars, le groupe, qui a son siège à Signes, compte 8 000 clients dans les secteurs de l’hydraulique, du ferroviaire, de l’éolien, de l’agricole, pour lesquels, il conçoit, fabrique et distribue trois grandes familles de produits : des pompes, des connectiques et des robinetteries. "Sur chacun de ces créneaux, de grands groupes pesant plus d’un milliard d’euros dominent. Fin 2021, notre groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros avec 400 collaborateurs. Mon objectif à trois ans est d’atteindre les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, ce qui nous offrira une exposition internationale importante et nous permettra de travailler de plus gros volumes", confie Sylvain Loze.

Une stratégie " anti-crise "

Néanmoins, l'entrepreneur ne veut surtout pas transformer son entreprise en grand groupe. Chez IPI, chaque société reste indépendante, tournée vers ses clients. "C'est encore plus vrai aujourd'hui : nous devons pouvoir répondre aux demandes car il existe de vraies opportunités à saisir auprès de clients, qui rencontrent des problèmes d'approvisionnement avec leurs fournisseurs habituels", explique l'entrepreneur, qui a anticipé cette crise et décidé d'accroître ses stocks depuis maintenant trois ans. "Notre stock de connectiques est ainsi passé de 4 à 7,5 millions d'euros et nous nous retrouvons ainsi en position de force. D'ailleurs, notre société spécialiste de la connectique, DMH, installée près de Nantes, a enregistré une croissance de 30 % en 2021."

Le groupe IPI a aujourd'hui deux cibles d'acquisitions à 20 millions d’euros dans le viseur. Elles lui offrent l’opportunité d’une croissance rapide. "La croissance externe nous permet d’acquérir rapidement d’autres clients et d’intensifier notre stratégie de ventes croisées entre nos différentes sociétés, qui gagnent un temps précieux dans la conquête de nouveaux clients", appuie Sylvain Loze, qui voit aussi dans cette politique la poursuite d’une stratégie "anti-crise" reposant sur "des produits mondiaux et multisectoriels". Une stratégie qui semble avoir fait ses preuves : en 2020 et 2021, IPI n’a pas enregistré de baisse d’activité.

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