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Banque

La Caisse d'Épargne Cepac se revendique comme un acteur majeur de la reprise

Par Didier Gazanhes, le 03 juillet 2020

Des encours de crédits, des dépôts en croissance, un produit net bancaire à 761 millions d’euros et un résultat net en progression. Les résultats 2019 placent la Caisse d'Épargne Cepac, qui opère en Région Sud et outre-mer, à la deuxième place des Caisse d'Épargne. Forte de ses résultats, la banque qui a permis la réalisation de 4 200 Prêts garantis par l’Etat, souhaite maintenant jouer pleinement son rôle d’accélérateur de la relance économique.

Joël Chassard (3e en partant de la gauche) entouré des membres du directoire de la Cepac.
Joël Chassard (3e en partant de la gauche), entouré des membres du directoire de la Cepac. — Photo : D.R.

Pour Joël Chassard, président du directoire de la Caisse d’Épargne Cepac, les résultats 2019 de la banque sont « solides dans un contexte difficile, notamment marqué par des taux très bas ». Une solidité qui permet aujourd’hui à la banque qui couvre une partie de la Région Sud (Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Hautes-Alpes, Vaucluse) et qui est également installée dans les territoires d’Outre Mer, de se positionner comme l’un des acteurs principaux de la relance. « La Cepac est une banque coopérative. N’étant pas cotés en Bourse, nous ne sommes donc pas obnubilés par la rentabilité à court terme, mais plutôt par nos valeurs, deux fois centenaires : être utile et solidaire », poursuit-il.

En 2019, la banque, seconde caisse d’épargne du groupe, a notamment engagé plus de 5 milliards d’euros de crédit, en progression de 3 % par rapport à 2018, auprès des particuliers, des professionnels, des entreprises, des associations ou encore du secteur de l’immobilier. Elle a par ailleurs investi près de 30 millions d’euros sur le territoire, notamment dans la rénovation de ses agences et la construction d’un nouveau siège à La Réunion. La plupart des indicateurs sont ainsi à la hausse à l’exception du Produit net bancaire qui, lui, accuse un repli de 2 % à 760 millions d’euros. Toutefois, le coefficient d’exploitation, qui sert à mesurer l’efficacité de l’exploitation d’une banque, s’améliore. Tout comme le résultat net de 160 millions d’euros en progression de 3,8 % par rapport à 2018.

Sur les 1 804 millions d’euros de crédits accordés, 80 % l’ont été au secteur privé (entreprises, professionnels, immobilier…) contre seulement 20 % au secteur public (économie sociale, logement social ou secteur public). La satisfaction client serait, elle aussi, en croissance, selon l’indice NPS (net promoter score) qui calcule le bouche-à-oreille d’une marque ou d’un produit. Pour la Cepac, ce taux est en progression de 37 points sur la cible Professionnels, de 18 pour les particuliers et de 10 pour les entreprises. « Nous avons atteint les meilleurs scores de la banque pour les particuliers et les professionnels. Mais nous avons encore d’importantes marges de progression par rapport à d’autres activités », souligne Joël Chassard, qui a ensuite détaillé le rôle de la banque durant la crise du coronavirus. « Il ne s’agissait pas d’une crise classique, mais nous avons été plongés dans un scénario mondial non prévu ».

94 % des agences ouvertes pendant la crise

Durant le confinement, la Cepac a ainsi fait le choix de maintenir ses agences accessibles. « Un tiers de nos salariés a été en télétravail, mais 94 % de nos agences sont restées ouvertes, avec les équipements nécessaires ». Plus concrètement, la banque a octroyé plus de 300 millions d’euros de crédits de trésorerie ou de découverts et plus de 10 000 clients, entreprises et professionnels, ont bénéficié d’un report des échéances de crédit de six mois, pour un total de 190 millions d’euros. « Nous avons également réalisé près de 4 200 Prêts garantis par l’État (PGE), pour un montant de 750 millions d’euros, dont 40 % en Outre-Mer. Sur l’ensemble de 2020, nous atteindrons même le milliard d’euros. Nous avons soutenu les entreprises qui se portaient bien afin qu’elles franchissent ce cap. Nous n’avons refusé que 4 % des dossiers qui nous ont été déposés. Nous avons largement rempli notre mission et alimenté les trésoreries des entreprises. Mais maintenant, nous sommes inquiets pour 2021, au moment où les entreprises vont commencer à rembourser. Le PGE constitue hélas une dette qui n’apporte pas de valeur. Selon les experts la reprise devrait être lente et, globalement, les niveaux de fin 2019 ne seraient pas retrouvés avant 2022. Pourtant la vie doit redémarrer le plus vite possible… »

Création d’une foncière pour soutenir le bâtiment

Pour inciter à la reprise, notamment dans les secteurs culturel et sportif, la banque a notamment fait le choix de maintenir tous ses partenariats et mécénats. 20 000 € ont par ailleurs été investis afin de renforcer les fonds propres des start-up accompagnées par P. Factory. « Nous nous sommes également engagés à hauteur de 300 000 € dans la création du fonds Ess’or pour soutenir les structures de l’économie sociale et solidaire impactées par la crise sanitaire et, avec la Caisse d’épargne Côte d’Azur, nous nous sommes associés avec Erilia afin de créer une foncière de logements intermédiaires. C’est une incitation forte pour les promoteurs qui devraient relancer des projets. Nous visons ainsi 2 000 logements neufs sur quatre ans, ce qui devrait contribuer à la création de près de 6 000 emplois induits dans le bâtiment », conclut le président du directoire.

Joël Chassard (3e en partant de la gauche) entouré des membres du directoire de la Cepac.
Joël Chassard (3e en partant de la gauche), entouré des membres du directoire de la Cepac. — Photo : D.R.

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