Toulouse

Environnement

Hector Le Collector veut faciliter la gestion des biodéchets pour les professionnels

Par Paul Falzon, le 09 décembre 2020

Créée en juin 2020, la start-up toulousaine Hector Le Collector propose aux restaurants et aux entreprises de valoriser leurs biodéchets par la méthanisation. Une offre qui anticipe les obligations légales de traitement, et mise sur l'engagement citoyen des professionnels.

Les créateurs de la start-up toulousaine Hector Le Collector visent en priorité le marché de la restauration, progressivement soumis à une obligation de valorisation des bio-déchets.
Les créateurs de la start-up toulousaine Hector Le Collector visent en priorité le marché de la restauration, progressivement soumis à une obligation de valorisation des bio-déchets. — Photo : DR

Les créateurs

Quentin Saïeb a eu l’idée de proposer une solution de traitement des biodéchets en cherchant une solution pour ses propres déchets ménagers. Il a alors constaté que l’offre de composteurs était insuffisante non seulement pour les particuliers, mais aussi pour les entreprises. Et ce, alors que depuis 2016 la loi Grenelle 2 crée progressivement de nouvelles obligations de tri et de valorisation pour les professionnels produisant des quantités importantes de biodéchets. Le jeune entrepreneur s’est alors rapproché de Valentin Famose, comme lui issu de l’écosystème des start-up toulousaines, pour créer Hector Le Collector en juin 2020.

Le concept

La start-up propose aux professionnels d’installer des coffres de collecte des biodéchets (végétaux, marc de café, restes de repas…) qui sont récupérés une à trois fois par semaine, et remplacés par des matériels propres. Dans les entreprises, les salariés peuvent également y ajouter leurs biodéchets ménagers, transportés dans des bacs individuels. Le fruit de ces collectes est amené au dépôt loué par la start-up à l’Union (31), avant d’être envoyé une fois par semaine à la composterie Cler Verts près de Villefranche-de-Lauragais (31), pour méthanisation.

Pour les bacs de collecte positionnées en entreprise, Hector Le Collector fait appel à l'atelier de réinsertion du centre pénitentiaire de Muret (31).
Pour les bacs de collecte positionnées en entreprise, Hector Le Collector fait appel à l'atelier de réinsertion du centre pénitentiaire de Muret (31). - Photo : DR

"Nous envoyons à nos abonnés un rapport d’activité mensuel qui leur donne des équivalents sur la production énergétique qu’a permis leur effort de collecte, détaille Quentin Saïeb. Cette valorisation est importante pour les professionnels qui peuvent à leur tour communiquer auprès de leurs clients." L’accès au service se fait sur la base d’un abonnement de 6 à 24 mois, facturé non pas au poids mais au nombre de collecte.

Les perspectives

Hector Le Collector est déployé dans une dizaine de restaurants à Toulouse et une demi-douzaine d’entreprises, dont le fournisseur d’énergie verte Ilek et At Home Communauty, notamment sur son campus de la Cité des Start-Up, et vise aussi les marchés de l'événementiel. Si la crise sanitaire et la fermeture des restaurants compliquent son développement, la jeune pousse maintient ses perspectives pour 2021 : embauche de trois collaborateurs dans les douze mois, dont un chauffeur, et ouverture du service dans une autre ville. À terme, Hector Le Collector prévoit de se déployer dans les 20 plus grandes villes de France.

Les créateurs de la start-up toulousaine Hector Le Collector visent en priorité le marché de la restauration, progressivement soumis à une obligation de valorisation des bio-déchets.
Les créateurs de la start-up toulousaine Hector Le Collector visent en priorité le marché de la restauration, progressivement soumis à une obligation de valorisation des bio-déchets. — Photo : DR

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