Nantes

Communication et médias

Sherlock perce dans le patrimoine en vidéo

Par  Thibault Dumas  , le 25 janvier 2023

La start-up nantaise Sherlock fondée en 2017 par Julie Garcia et Charlotte Trigance officie à la fois comme bureau d’études et studio vidéo sur le patrimoine historique. Déjà bénéficiaire, Sherlock vient de décrocher un contrat sur la rénovation de Notre-Dame de Paris.

Sherlock assure rénovation du patrimoine et vidéo de la restauration de bâtiment.
Sherlock assure rénovation du patrimoine et vidéo de la restauration de bâtiment. — Photo : Thibault Dumas

La cathédrale Notre-Dame de Paris, après l’incendie qu’elle a subi en 2019, sera un jour à nouveau resplendissante. D’ici-là, une start-up nantaise, qui vient de remporter un appel d’offres, aura apporté sa pierre à l’édifice pour que tout se passe bien. Fondée sur l’île de Nantes en 2017 par Julie Garcia et Charlotte Trigance, Sherlock propose un bureau d’études (Sherlock Patrimoine) et une agence vidéo spécialisée (Sherlock Studio). La première entité assure l’assistance technique à la maîtrise d’ouvrage sur la restauration des monuments historiques : identifications des matériaux, structures et fragilités éventuelles. La seconde valorise les travaux réalisés in situ par des films de communication, du reportage simple à la série de vidéos en passant par la vidéo par drone ou le motion design (images animées).

"Le mariage de compétences que nous proposons est aussi curieux que pertinent dans notre domaine, assure Charlotte Trigance. Nous allions l’ingénierie des bâtiments, le réseau culturel au savoir-faire technique de l’image". Sherlock compte aujourd’hui huit salariés répartis entre Nantes (cinq) et Paris (trois)." Des profils scientifiques jusqu’à bac +8 et des gens formés dans l’audiovisuel. "Nous comptons embaucher deux personnes supplémentaires à moyen terme", poursuit la cofondatrice, Nantaise d’origine.

Pas de concurrent français

Bénéficiaire quasiment dès la première année, l’entreprise vient d’atteindre les 500 000 euros de chiffre d’affaires. Ses clients sont pour moitié le ministère de la Culture via les DRAC (directions régionales des affaires culturelles) ou les collectivités locales et pour moitié des entreprises publiques ou privées (Banque de France, Galeries Lafayette, SNCF, etc.), principalement en Île-de-France et dans le Grand Ouest. Au-delà des contrats de gré à gré, Sherlock en passe parfois par des procédures adaptées ou des marchés publics.

"Nous pouvons accompagner un chantier sur plusieurs années, ce qui peut déboucher sur un travail quasi documentaire très libre. De quoi alimenter la scénographie d’un musée en vidéos et en sons par exemple", illustre Julie Garcia, l’autre co-fondatrice, originaire de Toulouse. L’entreprise, qui ne compte pas de concurrent français alliant bureau d’études et studio patrimonial entend développer son activité dans le Sud Ouest dans les prochaines années. Pour l’heure, elle compte dans son escarcelle des projets tels que, notamment, le manoir du Boberil, près de Rennes, la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul de Nantes, La Pagode, salle de cinéma parisienne de la fin du XIXe siècle fermée pour travaux en 2015.

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