Industrie

Investissement industriel

Filiale de Soprema, GH double sa capacité de production en charpente métallique

Par  Thibault Dumas, le 03 novembre 2023

L’entreprise GH, a inauguré à Clisson fin octobre son usine de 21 000 mètres carrés. L’investissement de 28 millions d’euros est le plus important de l’histoire de cette ETI nantaise passée sous le giron du groupe alsacien Soprema en 2007.

Matthieu Martin et Stéphane Kratzeisen, les directeurs généraux de GH et Soprema entreprises, devant Le Grand H à Clisson.
Matthieu Martin et Stéphane Kratzeisen, les directeurs généraux de GH et Soprema entreprises, devant Le Grand H à Clisson. — Photo : Thibault Dumas

Au sud de la gare de Clisson (Loire-Atlantique), sur la friche industrielle du champ de Foire, se dresse désormais une usine neuve de 21 000 m². Sa grande cheminée noire (d’apparat) se distingue de loin, tout comme sa façade impressionnante qui mêle acier Corten, béton et métal noir. Au-dessus, une toiture shed achève de donner un look à la fois rétro et moderne à l’ensemble imaginé avec le cabinet local CUB Architecture, de Basse-Goulaine. C’est le plus important investissement de GH, l’entreprise de construction métallique créée en 1966 à Clisson qui compte désormais 285 salariés. Une "vitrine de son savoir-faire" qui a nécessité 28 millions d’euros.

Doubler la production

"Nous passons d’un atelier de charpentier classique à un atelier le plus automatisé possible avec les dernières technologies. Le confort des travailleurs est très important", indique Matthieu Martin, directeur général depuis mars dernier, entré chez GH il y a dix ans. Le projet, baptisé "Le Grand H", doit permettre à l’entreprise de doubler sa capacité de production à terme de 5 000 à 10 000 tonnes par an. Au-dessus des ouvriers, quelque 1 300 tonnes de charpentes métalliques et 63 000 pièces ont été nécessaires pour édifier la structure. Elle intègre tout le savoir-faire maison : bipente en PRS, monopente, treillis, pont roulant, ossature secondaire, etc. Le toit du bâtiment est recouvert de quelque 8 000 m² de panneaux photovoltaïques pour une puissance installée de 1 700 kW crête. Situé de l’autre côté de la rue, l’ancien site de GH d’une superficie de 14 000 m² sera recentré sur la serrurerie et la menuiserie.

Objectif : 80 millions d’euros de chiffre d’affaires

L’objectif plus général est d’atteindre 80 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2027, contre 68 millions en 2022. "Je suis persuadé que des investissements de ce type vont dans le sens de l’histoire. Même si la conjoncture reste difficile ces dernières années", admet Stéphane Kratzeisen, nouveau DG de Soprema entreprises, maison mère de GH. En effet, le groupe alsacien Soprema (4,8 milliards d’euros d’activité dans l’étanchéité et l’isolation en 2022) a racheté il y a 15 ans l’entreprise clissonnaise, dénommée à l’origine Girard Hervouët.

Manipulation de charpente métallique à l’intérieur de la nouvelle usine de GH à Clisson.
Manipulation de charpente métallique à l’intérieur de la nouvelle usine de GH à Clisson. - Photo : Thibault Dumas

Raccourcir les délais de livraison

"On retrouve déjà beaucoup de nos matériaux de construction dans le vignoble nantais, autour de Clisson, rapporte Mathieu Martin. Nous avons un ancrage local fort et ancien." En guise d’illustration, on peut notamment citer le Hall Lacroix voisin de l’usine, un coworking premium. "Notre développement commercial est désormais important depuis que nous avons ouvert des satellites à Nantes, Paris et Rennes". Ce qui correspond aux chantiers où opère GH, des chantiers pouvant couvrir jusqu’à 5 000 m² dans le Grand Ouest, le Nord ou en Île-de-France.

Pour les alimenter, "Le Grand H" fonctionne en flux tendu avec ses 19 000 m² d'ateliers d’un seul tenant sans division, pour un peu plus de 1 600 m² de bureaux. Suite à une commande, le délai de livraison est ramené dans une fourchette de 8 à 10 semaines (dont 2 à 3 de fabrication). Et cela pour des pièces usinées jusqu’à 18 mètres de long et 3 tonnes. Selon Matthieu Martin, "70 % des opérations sont robotisées, ce qui permet ce gain de temps et améliore la sécurité. Particulièrement les mouvements de pièces et les grosses soudures. Les 30 % restants d’intervention humaine demeurent pour les petites soudures précises".

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