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Dilepix prépare une levée de fonds de 3 millions d'euros pour accélérer son développement commercial

Par Baptiste Coupin, le 22 décembre 2021

Grâce à l’intelligence artificielle, l’éditeur de logiciels rennais Dilepix analyse en temps réel les images provenant d’exploitations agricoles. Alliée technologique des grands comptes B to B de l’agriculture, la deeptech prévoit de lever 3 millions d’euros au printemps 2022. La conquête de la Chine et de l’Allemagne est au programme.

Aurélien Yol et Alban Pobla, fondateurs de Dilepix. L’entreprise de logiciels rennaise prépare une seconde levée de fonds pour accélérer son développement commercial.
Aurélien Yol et Alban Pobla, fondateurs de Dilepix. L’entreprise de logiciels rennaise prépare une seconde levée de fonds pour accélérer son développement commercial. — Photo : Dilepix

Ayant émergé au sein de l’Inria Rennes et accéléré au Village by CA d’Ille-et-Vilaine à La Courrouze, Dilepix (13 salariés, 250 000 euros de CA en 2021) s’apprête à franchir un nouveau palier. Cofondé en mars 2018 par Aurélien Yol et Alban Pobla, l’éditeur de logiciels rennais spécialisé dans la surveillance 4.0 des élevages et des cultures travaille en effet à une opération financière clé. La deeptech, qui s’est installée dans des locaux de 170 m² en septembre dernier (toujours à La Courrouze), prévoit de lever 3 millions d’euros au printemps 2022, après avoir réuni 1 million d’euros en juin 2019. "Nous disposons aujourd’hui d'une plateforme technologique mature et de produits qui peuvent être utilisés par des utilisateurs finaux. L’idée, c’est d’aller chercher des fonds auprès d’investisseurs pour accélérer notre développement commercial", explique Alban Pobla, directeur général de la société.

"Technologie de rupture"

Dilepix combine une expertise en intelligence artificielle avec des compétences pointues en analyse d’images. Présente sur les marchés de l’élevage et de la robotique, l’entreprise a mis au point des outils capables de surveiller automatiquement et en temps réel les images provenant d’exploitations agricoles. "Ce sont des outils de monitoring vidéo. Ils sont adaptés pour des gens qui veulent surveiller la croissance, le bien-être ou la fertilité des animaux, par exemple. Nous avons aussi des logiciels qui peuvent être embarqués dans des machines agricoles et donc-là ça va être des outils de surveillance des cultures pour savoir s’il y a des choses à adapter." Dans les deux cas, Dilepix ne vend pas ses solutions à l’utilisateur final mais à des grands comptes B to B de l’agriculture : ceux qui travaillent avec les agriculteurs. C’est le cas des laboratoires pharmaceutiques et vétérinaires, des machinistes agricoles ou des fermes industrielles d’insectes. "Il y a du Dilepix inside dans les solutions de nos clients. Nous souhaitons apporter une technologie de rupture dans un marché déjà structuré", explique Alban Pobla.

Conquête internationale

La solution Dilepix étant déployable partout dans le monde, la deeptech rennaise a bien l’intention d’imprimer sa marque à l’international. Sa récente inscription au programme export de Business France s’intègre dans cette stratégie. La start-up fait de la Chine une priorité, le pays représentant la moitié du marché mondial dans le domaine porcin. "C’est à la fois une mission d’acculturation pour savoir comment faire du business avec la Chine, et aussi de la mise en relation avec des acteurs chinois avec qui on aimerait travailler. Les Chinois sont très friands de nouvelles technologies, de systèmes de surveillance automatique et d’analyse des animaux." Les États-Unis et l’Allemagne, en pointe sur le machinisme agricole, font aussi partie de ses pays cibles.

La prochaine levée de fonds qu’entrevoit Dilepix a pour objectif de renforcer son équipe commerciale. La deeptech souhaite aussi développer plus de solutions logicielles. "Nous n'allons plus faire autant de recherche désormais, mais plutôt du développement et de l’innovation produits. Nous voulons multiplier les cas d’usage", anticipe Alban Pobla.

Dilepix prévoit de plus que doubler son chiffre d’affaires en 2022 pour atteindre les 750 000 euros environ. L’objectif 2023 est de 1,5 million d’euros.

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