Bretagne

Réseaux d'accompagnement

Avec 55 membres à bord, le club ETI Bretagne monte en puissance

Par Baptiste Coupin, le 29 janvier 2024

Un accroissement de ses membres, la mise en place de commissions pour ses dirigeants et managers, le prochain accueil d’un événement de dimension nationale. En moins de deux ans, le club ETI Bretagne a fait un sacré bond en avant. Ce club d’entreprises multisectoriel représente désormais une entreprise de taille intermédiaire bretonne sur quatre.

Quatre représentants du club ETI Bretagne, le 25 janvier 2024, à Rennes. De g. à d., Sébastien Bossard (Kersia), Robert Clapham (Olmix), Caroline Hilliet Le Branchu (La Belle-Iloise), Hugues Meili (Niji).
Quatre représentants du club ETI Bretagne, le 25 janvier 2024, à Rennes. De g. à d., Sébastien Bossard (Kersia), Robert Clapham (Olmix), Caroline Hilliet Le Branchu (La Belle-Iloise), Hugues Meili (Niji). — Photo : Baptiste Coupin

Né en mars 2022 pour peser sur les choix économiques en Bretagne, le club ETI Bretagne a moins de deux ans mais se fait déjà remarquer parmi les autres clubs ETI régionaux plus anciens. La preuve, il vient d’être choisi pour accueillir la prochaine rencontre InterClubs, une sorte de mini-congrès entre bureaux des clubs ETI encouragé par le Meti (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire), qui se tiendra les 4 et 5 juillet 2024 à Saint-Malo. "C’est une belle vitrine pour la Bretagne et une formidable opportunité de montrer nos territoires", réagit Caroline Hilliet Le Branchu, présidente du club ETI Bretagne et PDG de la conserverie morbihannaise La Belle-Iloise (63 M€ de CA, plus de 500 salariés en saison). Des séances de travail et des débats animeront ces deux jours. Quatre-vingts dirigeants d’ETI de France sont attendus.

Une ETI bretonne sur quatre dans le club

Le club ETI Bretagne fédère 55 entreprises en ce début d’année 2024, soit une ETI bretonne sur quatre. Elles représentent en cumul 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 50 000 emplois.

Une partie des membres du club ETI Bretagne, chez Socomore, en 2023.
Une partie des membres du club ETI Bretagne, chez Socomore, en 2023. - Photo : ETI Bretagne

Derrière les 13 entreprises historiques qui ont œuvré à sa création (Niji, Quéguiner, Cadiou Industrie…), de nouveaux membres sont venus grossir les rangs du réseau d’entreprises breton ces derniers mois. Citons Trecobat, Bodemer, Le Du, Néosoft… "Le club ETI Bretagne n’est pas un club rennais, il n’est pas exclusif, il représente tous les territoires et tous les secteurs d’activité", insiste sa présidente. Cette diversité d’entreprises et de secteurs est un élément qui a favorisé l’adhésion du dinardais Kersia (416 M€ de CA, 2 100 salariés), spécialisé dans les solutions d’hygiène pour les industriels, comme l’indique son président, Sébastien Bossard. "On vient chercher de la pluralité. Quand on est sectoriel, on ne peut pas aborder tous les sujets. Dans le club ETI Bretagne, on peut ouvrir ses chakras". Les patrons échangent entre eux en plénière ou dans le cadre de soirées conviviales, dans les entreprises.

Cap sur la décarbonation

Le club ETI Bretagne n’est pas qu’un réseau de chefs d’entreprise, il est également un outil au service des managers et experts métiers des entreprises membres. Quatre commissions ont été mises sur pied à leur intention en 2023, sur des sujets RH, RSE ou financiers. Robert Clapham, directeur général du morbihannais Olmix (180 M€ de CA, 940 salariés), expert dans l’extraction et la valorisation d’actifs issus des algues marines, apprécie. "Ça permet aux collaborateurs entre eux de discuter de problématiques communes. Nous travaillons chez Olmix sur les questions de reporting extra-financier (ou ESG). C’est un sujet lourd que l’on va pouvoir aborder en commission."

"Le meilleur des deux mondes"

Le club ETI Bretagne a balisé sa feuille de route pour l’année 2024. C’est la décarbonation (versus le développement) qui lui servira de fil rouge. Le réseau organisera son assemblée générale en partie autour de cette thématique, le 18 avril 2024, au Centre Culinaire de Rennes. Il y sera aussi question des enjeux RSE au sens large, "de l’action à l’exécution", informe Émilie Aubry, déléguée générale du club breton.

Dans cette période économique chahutée pour les TPE-PME, les ETI semblent mieux résister. "Si on regarde nos membres, les entreprises sont plutôt optimistes pour 2024, même s’il y a une vigilance. Elles regardent loin et ne s’arrêtent pas à l’exercice en cours", pointe Caroline Hilliet Le Branchu. "J’ai coutume de traduire ETI par "Entreprise de taille idéale", poursuit Hugues Meili, vice-président du club et président du rennais Niji (100 M€ de CA, 1 200 salariés), société de conseil, design et technologie. Nous sommes à la fois petits, donc proactifs et réactifs. Et déjà grands, car on a passé un cap en termes de portefeuille clients, de chiffre d’affaires ou d’organisation. Nous avons le meilleur des deux mondes."

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