Finistère

Financement

Finistère Angels : investissements en berne sur fond de réforme de l'ISF

Par Jean-Marc Le Droff, le 25 mars 2019

En 2017, les Finistère Angels investissaient  près d'1,3 millions d'euros dans l'amorçage de start-ups locales. En 2018, ce chiffre est tombé à 170 000 €. Cette chute vertigineuse inquiète l'association finistérienne, elle qui a déjà participé à l'amorçage de pépites, comme Hémarina.  

En 2018, les Finistère Angels (au fond), sont notamment entrés au capital de deux projets finistériens : Calopor et Intia (au premier-plan).
En 2018, les Finistère Angels (au fond), sont notamment entrés au capital de deux projets finistériens : Calopor et Intia (au premier-plan). — Photo : © Jean-Marc Le Droff / Le Journal des entreprises

En 2018, sur une trentaine de projets reçus, les Finistère Angels ne sont entrés au capital que de cinq projets. Trois bretons (hors Finistère) réalisés en co-investissement via le réseau Breizh Angels (Thibot Technologies, Kaptalia et Copeeks) et deux finistériens : Calopor, et son système de récupération de chaleur dans les élevages, et Intia, qui développe une application de gestion des ventes pour les TPE. Un investissement global de 170 000 €, contre 1,3 M€ en 2017.

La suppression de l'ISF, une catastrophe

Pour Émile Bihan, le président de l'association, au-delà de la reprise économique qui aura été « éphémère », la raison de cette chute vertigineuse de 87 % est simple. « La suppression de l'ISF, telle qu'elle a été faite, a été catastrophique pour nos investissements », estime-t-il. « Et notamment la suppression du dispositif ISF-PME, qui a été remplacé par un taux de réduction de 18 % d'impôts sur le revenu, plafonné à 12 000 euros, en incluant toutes les autres déductions. Ce dispositif est inadapté aux business angels, et ridicule par rapport aux autres pays européens. C'est une catastrophe pour le financement des start-ups ! Et on va mettre du temps à s'en rendre compte, car ce n'est que dans trois ou quatre ans qu'on verra les conséquences de ce manque d'amorçage », alerte-t-il. 

En 2018, les Finistère Angels (au fond), sont notamment entrés au capital de deux projets finistériens : Calopor et Intia (au premier-plan).
En 2018, les Finistère Angels (au fond), sont notamment entrés au capital de deux projets finistériens : Calopor et Intia (au premier-plan). — Photo : © Jean-Marc Le Droff / Le Journal des entreprises

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Recevez chaque vendredi le Débrief, l'essentiel de l'actualité économique de votre région.

Poursuivez votre lecture