Bonne nouvelle pour le groupe industriel brestois Meunier (165 salariés, 37 M€ de CA en 2024) soumis, comme d’autres sous-traitants bretons, à une baisse de commandes importante sur son marché automobile ces derniers mois. Le tribunal de commerce de Brest a homologué, le 16 décembre, le plan de continuation d’activité de sa filiale bretillienne Meunier SA, basée à Bruz (Ille-et-Vilaine) et spécialisée dans la mécanique industrielle. Elle met ainsi fin à la procédure de redressement judiciaire ouverte un an plus tôt. Engagée durant la période d’observation, la restructuration s’est traduite par un recentrage des activités sur l’ingénierie mécanique. Le site développe désormais une offre de machines spéciales sur mesure à destination de secteurs industriels comme le ferroviaire, le naval, le nucléaire ou la défense. Les premières commandes, notamment dans le ferroviaire, marquent les débuts de ce repositionnement. "Cette décision favorable du tribunal de commerce témoigne de notre capacité de résilience et de la confirmation de notre expertise […] Le franchissement de cette étape nous permet d’enclencher notre nouvelle dynamique et d’aborder l’avenir plus sereinement, sur des bases assainies", réagit Vincent Pouteau, président du groupe Meunier. À noter qu’un plan de sauvegarde de l’emploi a été mis en œuvre le temps de la procédure collective : 13 postes sur 39 ont été conservés. Les équipes ont été transférées à Goven (Ille-et-Vilaine), sur un site doté d’un atelier de montage.