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Quiet-Oceans voit plus grand pour lutter contre la pollution sonore sous-marine
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Quiet-Oceans voit plus grand pour lutter contre la pollution sonore sous-marine

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Spécialiste de l’impact du bruit sous-marin sur la biodiversité pour les projets off shore et littoraux, l’entreprise brestoise Quiet-Oceans voit son activité augmenter alors que la réglementation européenne s’intensifie pour préserver l’environnement marin. Pour répondre à la demande, elle s’apprête à déménager dans des locaux plus grands, tout en consolidant ses ambitions internationales.

Navire grue installant la fondation d’une éolienne en mer lors de la construction du parc de Saint-Nazaire. En bas à gauche, la bouée SmartPAM de suivi du bruit et de détection en temps réel des mammifères marin conçue par Quiet-Oceans — Photo : Mervyn Ravitchandirane

Créée à Plouzané, près de Brest, en 2010, Quiet-Oceans a su s’imposer comme une référence européenne dans la mesure et la prévision de l’impact des nuisances sonores sous-marines sur la biodiversité. "Nous avons développé un outil de modélisation et de prédiction du bruit sous-marin, qui permet de cartographier le bruit ambiant sans hydrophones", retrace Carl Bois, son fondateur et directeur général.

Limiter l’impact acoustique des projets off-shore et littoraux

Une technologie innovante qui permet notamment d’anticiper les impacts des chantiers off-shore et littoraux (éoliennes, ports, etc.) et d’adapter les projets pour limiter les nuisances, notamment pour les mammifères marins. "Notre plateforme est la plus déployée en Europe pour cartographier le bruit sous-marin", poursuit-il. Un essor récemment porté par le durcissement des réglementations en faveur de l’environnement, qui ont rendu sa technologie quasiment incontournable pour la planification spatiale et les études d’impact lors de grands projets off-shore ou sur le littoral.

"En intégrant nos outils dès la phase de conception, nos clients réduisent les risques de retard et les surcoûts liés aux études d’impact", explique le dirigeant. Un argument qui fait mouche dans un secteur où chaque jour de retard peut coûter des millions, et où la préservation de la faune marine est devenue un enjeu réglementaire majeur.

En croissance de 15 %

"Nous nous sommes d’abord développés dans l’accompagnement des services étatiques. Mais depuis un peu plus d’un an, nous nous sommes diversifiés en transposant notre savoir-faire dans le monde civil pour répondre à la demande croissante dans l’industrie portuaire et off-shore", détaille celui qui déploie aussi des systèmes pour la Marine nationale. Avec 28 salariés et un chiffre d’affaires en hausse de 15 % pour atteindre les 5 millions d’euros en 2025, Quiet-Oceans confirme sa trajectoire de croissance après son rachat, l’année dernière, par le groupe toulousain CSL, lui-même expert en observation satellitaire.

Déménagement et grand export en vue

Un rachat qui lui permet notamment de profiter des synergies de groupe pour viser plus loin à l’international. "Nous sommes déjà présents dans 25 pays, principalement en Europe. Nous démarrons actuellement de nouveaux projets aux Pays Bas et en Pologne", détaille Carl Bois. Pour accompagner cet essor, Quiet-Oceans prévoit deux recrutements à court terme, et prépare activement son déménagement dans des locaux plus adaptés. "En avril, nous déménagerons dans l’Ocean Tech Center II, où l’on aura une grande zone d’ateliers qui va notamment nous permettre de stocker nos bouées, et trois fois plus de surface de bureau", conclut le dirigeant, qui planche d’ores et déjà sur le déploiement de nouveaux systèmes autonomes pour soutenir son développement.

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