L’euphorie de l’emploi a aussi profité aux cadres en 2021. L’Apec a compté 269 100 recrutements l’an dernier (+17,7 % en un an), un nombre plus élevé qu’attendu, tout près du record de 2019 (-4,3 %). Les créations nettes de postes rebondissent encore plus fort (+71,2 %), mais leur redressement s’avère plus laborieux (-15,3 % par rapport à l’avant-coronavirus). Surtout, l’association confirme ses craintes d’une reprise à plusieurs vitesses. Les embauches de cadres restent ainsi loin de leur niveau d’avant-crise dans les Hauts-de-France (-10 %), alors qu’ils le dépassent déjà en Bretagne (+5 %) et Région Sud/Corse (+2 %). Idem au niveau sectoriel, avec un rattrapage très poussif dans l’hôtellerie-restauration et les loisirs (-20 %), l'industrie des transports (-24 %) mais aussi, plus surprenant, la chimie et pharmaceutique (-19 %), entre autres. Tout l’inverse des banques et assurances (+15 %), la santé (+13 %) et même le bâtiment (+9 %). Enfin, côté salaires, c’est la grimace : à 51 000 € bruts par an, la rémunération médiane, stable pendant trois ans, progresse d'"un petit 2 %". Et diminue, pour la deuxième année de suite, chez les diplômés de Bac + 5 en poste (30 000 €).
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Malgré son net rebond en 2021, l'emploi cadre reste marqué par la crise du coronavirus
Malgré son net rebond en 2021, l'emploi cadre reste marqué par la crise du coronavirus
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