La France s’y est opposée, aux côtés de la Pologne, la Hongrie, l’Irlande et l’Autriche, mais le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Bolivie) a bien reçu le feu vert d’une majorité d’États européens ce 9 janvier. Emmanuel Macron a annoncé l’opposition formelle de la France à cet accord quelques heures avant le vote. "La France est favorable au commerce international mais l’accord UE Mercosur est un accord d’un autre âge, négocié depuis trop longtemps sur des bases trop anciennes", a écrit le président sur X. Selon le chef de l’État, le gain économique de l’accord sera trop limité et "ne justifie pas d’exposer des filières agricoles sensibles et essentielles à notre souveraineté alimentaire". Dans le domaine agricole, les opposants accusent ce traité de concurrence déloyale et craignent un non-respect des normes sanitaires et environnementales. Cet accord n’est cependant pas réservé à l’agriculture et concerne aussi l’industrie automobile, la chimie, le secteur pharmaceutique, le textile et les services. Il prévoit plusieurs mesures visant à faciliter les échanges commerciaux entre les deux parties, comme des suppressions de droits de douane. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, se rendra dès lundi au Paraguay afin de signer l’accord commercial.