Le Sénat a adopté ce 3 juillet, en première lecture, la proposition de loi permettant à certains salariés de travailler le 1er mai. La fête du travail est un jour chômé pour tous les salariés à de rares exceptions, non définies clairement. De quoi créer des incohérences, dénoncées il y a quelques mois lorsque des boulangeries ont été verbalisées pour avoir fait travailler leurs salariés le 1er mai, tandis que le secteur de la restauration y est autorisé. Dans la proposition de loi, les sénateurs ont souhaité préciser la portée de la dérogation pour les "fleuristes, jardineries, boulangeries et autres commerces de bouche de proximité, ainsi que les théâtres et cinémas". Ils ne souhaitent cependant pas l’appliquer aux grandes surfaces. Le texte doit désormais être approuvé par l’Assemblée nationale.