Comme évoqué dans notre information du 30 juin, la Fonderie de Bretagne (245 salariés) est passée en redressement judiciaire. Au-delà de la procédure, l’entreprise lorientaise joue surtout son avenir. À l’issue d’une audience à huis clos devant le tribunal de commerce de Lorient, l’entreprise a obtenu un délai jusqu’au 17 juillet pour réunir trois millions d’euros. Cette somme est indispensable pour poursuivre la période d’observation et permettre la recherche d’un repreneur. À défaut, "alors ça sera la liquidation", a averti Eric Guyomard, délégué syndical CGT. Les prochains jours seront donc déterminants pour l’avenir du site et de ses 245 emplois. Son propriétaire actuel, Europlasma, s’était engagé à investir 15 millions d’euros sur trois ans et à diversifier la production, notamment vers des composants pour obus de mortier. Mais ces projets n’ont pas vu le jour et, depuis l’incendie d’un four en janvier, la production est à l’arrêt tandis que l’intégralité des financements promis n’a pas été versée.