Dans un contexte polémique autour des modalités d’examen de la proposition de loi visant à élargir les possibilités de travailler le 1e mai aux salariés des commerces de proximité, la CPME apporte son soutien à cette réforme. Pour l’organisation patronale, ce texte "répond à une attente concrète du terrain". Il est aussi "nécessaire car la situation actuelle est devenue incompréhensible", selon la CPME. Le syndicat cite des boulangers et des fleuristes qui ont été "empêchés d’ouvrir sous peine de sanctions, alors même que d’autres activités comparables y étaient autorisées". Face à ce constat, l’opposition parlementaire et les organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) dénoncent "un passage en force" alors que le bloc central a adopté une motion de rejet sur son propre texte, permettant d’accélérer son adoption via une commission mixte paritaire, et ainsi d’éviter les débats dans l’hémicycle. Les syndicats dénoncent aussi la portée du texte alors que le projet de décret d’application prévoit l’ouverture des "grandes enseignes industrielles" de boulangerie et pâtisserie notamment.