La CCI Nice Côte d’Azur a dévoilé les résultats d’une étude d’impact économique lié aux interdictions des bateaux de croisière de plus de 2 500 passagers - avec 65 escales maximum par an - à Villefranche-sur-Mer, et de plus de 450 passagers à Nice. Des limitations voulues par Christian Estrosi, président de la Métropole Nice Côte d’Azur, pour lutter contre le surtourisme, au grand dam des acteurs touristiques et portuaires. Selon la CCI, les pertes financières s’élèveraient à 7,6 millions pour Villefranche-sur-Mer et 644 000 euros pour Nice en 2025 ; et jusqu’à 15 millions d’euros entre les deux villes pour 2026. Pour la chambre consulaire, "cette étude, lancée à la demande des parties prenantes, constitue une base objective destinée à̀ favoriser une réflexion collective et soutenir une prise de décision éclairée". Christian Estrosi a rétorqué dans un communiqué que "le prisme économique ne [pouvait] pas être le seul critère de décision". Ajoutant qu’à Villefranche-sur-Mer, "le maritime représente le principal émetteur d’oxydes d’azote, avec 48 tonnes chaque année", et que par ailleurs, les croisières ne géneéraient "pas plus de 4 % du flux touristique annuel", soit une "part marginale".