Face au développement des dark stores et dark kitchens, des magasins qui n’accueillent aucun client, "le législateur doit donner aux collectivités locales les moyens de réguler le développement de ces nouvelles activités pour conserver l’attractivité des centres-villes", fait savoir Yan Trichard, président de la CCI Nantes-Saint-Nazaire et de l’association des CCI métropolitaines (ACCIM). "Ces implantations d’entrepôts au cœur de nos villes font apparaître de nombreuses interrogations, au premier rang desquelles la précarité et les conditions sociales des emplois générés par leurs activités. Le modèle économique de ces nouveaux opérateurs interroge, poursuit l’ACCIM. Ces plates-formes se livrent à une course à l’armement à grand renfort de levées de fonds, faisant peser le risque d’une situation de quasi-monopole pour quelques-uns d’entre-elles. Ce modèle pose également le sujet d’une nécessaire équité fiscale entre ces plates-formes numériques et les acteurs du commerce physique."