À quelques jours de l’ouverture du Salon de l’aéronautique, Airbus a fait part de ses difficultés d’approvisionnement en toilettes et moteurs pour ses avions. "C’est un peu embarrassant à avouer, mais en ce moment, le plus grand goulet d’étranglement que nous rencontrons sur les avions gros-porteurs, en particulier les A350, ce sont les toilettes", a reconnu Christian Scherer, directeur des avions commerciaux chez Airbus. Une quarantaine d’appareils sont donc cloués au sol, en attente d’être livrés. Christian Scherer a notamment pointé du doigt les retards de moteurs de CFM, une coentreprise entre le parisien Safran et le groupe américain GE qui fournit des moteurs pour les monocouloirs. "Sans ces avions sans moteurs, nos livraisons seraient légèrement supérieures aux prévisions à l’heure actuelle", a précisé le directeur commercial, assurant tout de même qu’Airbus maintenait son objectif de livraison annuelle de 820 avions. Employant 157 000 salariés dans le monde, le groupe fabrique ses aéronefs dans ses usines situées principalement en France en région toulousaine, à Nantes et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et à Méaulte (Somme).