Industrie

Trédi (Séché Environnement) investit 5 millions d’euros pour sécuriser le traitement des gaz spéciaux

Par Déborah Berthier, le 18 novembre 2022

Trédi, filiale du groupe mayennais Séché Environnement, vient d’inaugurer dans l’Ain un nouveau site de traitement de gaz spéciaux et à effet de serre. Objectif : renforcer la sécurité de ce site classé Seveso seuil haut.

Trédi est installé à Saint-Vulbas depuis 1976.
Trédi est installé à Saint-Vulbas depuis 1976. — Photo : Séché Environnement

Le spécialiste de la gestion des déchets complexes Séché Environnement (5 000 salariés ; 736 M€ de CA en 2021), basé en Mayenne, vient d’inaugurer un nouvel atelier de traitement des gaz spéciaux et à effet de serre, sur son site de Trédi (145 salariés ; 31,4 M€ de chiffre d’affaires en 2021), à Saint-Vulbas, dans l’Ain. Ces gaz spéciaux utilisés par les gaziers, les industriels de la chimie, les industriels de la microélectronique et les collectivités nécessitent, en raison de leur dangerosité ou de leur potentielle implication dans le réchauffement climatique, des procédés de manipulation, de stockage et de traitement spécifiques.

Un investissement prévu par la réglementation

Quelque 5,5 millions d’euros ont été investis (contre 3 millions d’euros prévus initialement, financés aux deux tiers par l’État et les collectivités) dans la réalisation de ce nouvel atelier. Son objectif ? Renforcer la sécurisation du site. Cet investissement n’a en effet pas pour but d’accroître les capacités de traitement de l’atelier, actuellement capable d’abattre près de 3,3 millions de tonnes de CO2 par an, soit la moitié des émissions annuelles de l’agglomération de Lyon.

Par contre, il permet, "en cas d’accident, de diviser quasiment par deux le périmètre de risque pour les personnes, précise la préfète de l’Ain, Cécile Bigot-Dekeyzer. Ces travaux permettent également d’éviter des contraintes lourdes et coûteuses pour l’urbanisation du reste du site." Les évolutions de ce site classé Seveso seuil haut étaient par ailleurs prévues dans le cadre du plan de prévention des risques technologiques (PPRT) de Saint-Vulbas et Blys, adopté en 2019.

Le site devrait néanmoins prochainement accroître sa capacité de traitement en brome, pour répondre à une demande croissance de ses clients.

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