Grenoble

Numérique

Animalinks crée un système de surveillance à distance des chevaux au box

Par Delphine Sauzay, le 27 septembre 2022

L’entreprise grenobloise Animalinks conçoit un système de surveillance à distance des chevaux dans leur box. Baptisée Coho, cette innovation se présente sous la forme d’un boîtier en amidon de maïs réalisé à l’imprimante 3D.

La caméra connectée Coho permet aux propriétaires et aux cavaliers de surveiller leur cheval 24 heures sur 24.
La caméra connectée Coho permet aux propriétaires et aux cavaliers de surveiller leur cheval 24 heures sur 24. — Photo : Animalinks

L'entreprise iséroise Animalinks (6 salariés), qui conçoit une caméra connectée pour suivre les mouvements et l’état de santé du cheval au box à distance, a levé 600 000 euros auprès de la société de financement CoopVenture pour financer son développement commercial. "Avec cette levée de fonds, nous allons pouvoir proposer notre caméra à un maximum de propriétaires à la recherche d’une solution pour anticiper les problèmes de santé de leur cheval et assurer sa sécurité", déroule Sébastien Dubois, dirigeant d'Animalinks et actionnaire majoritaire (49 % du capital) de la TPE installée au sein de la pépinière technologique Tarmac, à Meylan (Isère).

Un boitier en amidon de maïs

La caméra connectée en 4G, appelée Coho (pour "connected horse"), a nécessité deux années de mise au point. Le système a déjà séduit des grands noms du monde équestre, comme la championne de dressage Morgan Barbançon et Kevin Staut, numéro un français en saut d’obstacles. 

L'appareil imaginé par Sébastien Dubois, ingénieur électronicien de formation, prend la forme d’un boîtier en amidon de maïs (PLA) réalisé grâce à l'impression 3D. La caméra est maintenue par des scratchs et alimentée en filaire et sur batterie pour les déplacements en concours. Une cellule infrarouge permet de déceler les mouvements de l’animal la nuit. L’objet connecté fonctionne grâce à un logiciel développé par Sébastien Dubois et une application pour smartphone.

Des centaines de milliers de photos analysées

Le cerveau du système est constitué d'une base de données de plusieurs centaines de milliers de photos de chevaux au box. Analysées par une vétérinaire, ces images ont permis de paramétrer les algorithmes analysant en temps réel le comportement du cheval. Une notification est envoyée pour signaler un comportement inhabituel. Dans sa quête du dispositif idéal, Sébastien Dubois a pu compter sur l’aide de la directrice de la pépinière Tarmac, passionnée d’équitation, qui a accueilli les premiers essais de la caméra Coho dans son écurie. Désireux de produire localement, Animalinks a sélectionné des fournisseurs dans un rayon maximal de deux heures de route, et assemble les composants dans la région. Pour se faire connaître, la jeune pousse mise sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, influenceurs du monde équestre…), animés par deux community managers.

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