ZAC Bouchayer -Viallet : Un projet de coworking pour début 2016
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ZAC Bouchayer -Viallet : Un projet de coworking pour début 2016

Lancée en 2004, la reconversion de la friche industrielle Bouchayer-Viallet entre dans une nouvelle phase. Après l'installation de 150 entreprises et près de 2.000 emplois, la nouvelle municipalité veut donner un coup d'accélérateur à la ZAC. L'un des projets phares ? La création d'un espace de coworking et de restauration, qui sera mené par la Scop grenobloise La Péniche.

Elle pourrait devenir le symbole de son mandat. Eric Piolle ambitionne de doubler la capacité actuelle de la ZAC pour atteindre, à terme, 4.000 emplois. « Il existe encore beaucoup de potentiel de développement sur ce site proche du centre ville et des transports en commun. Nous disposons ici de 25.000 m² de terrains qui restent à bâtir », estime le maire EELV de Grenoble. En plus d'un restaurant inter-entreprises (RIE) d'une capacité de 500 couverts, la Ville vient d'arrêter sa décision quant au choix de son prestataire qui devra concevoir un espace de coworking et de restauration complémentaire, au sein de l'ancienne Halle Rebattet. Propriété de la SEM Innovia, ces locaux de 1.000 m² tout juste réhabilités offrent un fort potentiel. Et pour cause : ils sont situés en face du CNAC et de la Belle Electrique qui ouvrira ses portes le 10 janvier prochain. « L'objectif est d'en faire un second coeur de ville », résume Eric Piolle.




Un dossier en cours de finalisation

L'appel d'offre a été décroché par la Scop grenobloise la Péniche (7 salariés à Fontaine), une coopérative Web spécialisée dans l'économie solidaire et l'emploi. Elle compte monter une société civile immobilière avec trois autres entreprises : le fournisseur d'électricité verte Enercoop Rhône-Alpes, le cabinet d'ingénierie Progeo Environnement et l'agence spécialisée dans la construction basse consommation, Item Etudes. La proposition revêt plusieurs avantages : le projet s'inscrit à la fois dans la mouvance sociale et solidaire, et se place également en écho des préoccupations écologistes puisqu'il prévoit la réalisation d'un bâtiment passif en énergie. « Il reste encore des calages à opérer. Nous attendons quelques garanties car cette halle possède une forte valeur patrimoniale », précise Maud Tavel, adjointe à l'administration générale et aux marchés publics. Pour Sylvain Bouchard, l'un des co-fondateurs de la Péniche, l'idée est de développer un lieu vivant et ouvert pour faire vivre le quartier. « Cette zone était jusqu'à présent beaucoup fréquentée par le monde hardware. Nous souhaitons travailler en lien avec la culture, autour de l'aspect créatif », ajoute-t-il. Sa collègue, Sophie Malichier, ajoute : « Le fait d'être une Scop n'est pas un hasard. Nous allons essayer de dupliquer notre mode de fonctionnement collaboratif sur le coworking, en rassemblant d'autres personnes pour créer des synergies ».




Un modèle mixte

Face à l'existence de deux espaces de coworking (Col'inn et Cowork in Grenoble), la Péniche veut jouer la carte de l'entrepreneuriat social, en lançant notamment de nouveaux services tels qu'un Info Lab, qui répondra aux questions des citoyens, des associations et des entreprises, au sujet des données issues du big data. « L'idée est de pouvoir accompagner une entreprise ou une association qui souhaite faire des études de marché pour son implantation par exemple », explique Sylvain Bouchard. Au-delà du coworking, la Scop développe un modèle hybride comprenant à la fois de la location de bureaux résidents et de l'animation de réseaux à travers des échanges, des rencontres et des conférences. « Il ne s'agit pas de mettre en concurrence les différents espaces de coworking existants, mais de s'appuyer sur le potentiel du quartier », précise pour sa part Maud Tavel. Composé à la fois de fonds propres, d'emprunt bancaire et d'aides de la région et de l'agglomération, le plan de financement du bâti s'élève à 2M?.




Ouverture début 2016 ?

Alors que du côté de la ville, le calendrier n'est pas encore arrêté, la Péniche mise sur une inauguration pour le printemps 2016. Lancé depuis plusieurs mois, le dossier de la Scop a été retardé par le calendrier électoral. Le volet restauration, solution complémentaire à l'offre actuelle proposée par le RIE et les enseignes présentes sur la rue Ampère, reste également à préciser. « Nous avons reçu plusieurs propositions de restaurateurs pour cet espace. Nos critères ? Il doit être ouvert le soir et utiliser le circuit court en misant sur des produits de qualité », ajoute Sylvain Bouchard. Le futur partenaire devra également être expérimenté : « Nous cherchons une enseigne ayant l'habitude de s'implanter dans des quartiers en émergence, car nous ignorons à quel moment nous atteindront l'objectif des 4.000 salariés sur le site. Il faut pouvoir gérer le risque ».

La Péniche



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