Spécialiste du covoiturage urbain, Wever vient d’être retenue par le ministère de l’Environnement pour intégrer le dispositif de la "Green Tech Verte". Il va permettre à la jeune pousse niçoise d’accéder à des financements ainsi qu’aux données du ministère, tout en bénéficiant d’un accompagnement spécifique. Et ce pour déployer sa solution - aujourd’hui opérationnelle dans les Alpes-Maritimes - au niveau national avec l’ouverture programmée d’antennes à Paris et Marseille.
Les accélérateurs "corporate"
Cet accompagnement constitue le cinquième programme d’accélération suivie par la start-up depuis sa création en 2015. Repérée par Vinci suite à un hackathon organisé avec la Métropole Nice Côte d'Azur, Wever rejoint l’accélérateur du géant de la construction en avril 2015 avant d’intégrer celui de l’assureur Allianz en décembre de la même année. « Ce sont des accélérateurs thématiques, le premier dédié au transport sur autoroutes, le second à la mobilité. L’objectif était alors de réaliser des preuves de concept sur ces marchés spécifiques et profiter de mises en relation de qualité, notamment auprès d'investisseurs », explique son fondateur Thomas Côte, qui annonce par ailleurs boucler une levée de fonds de 600.000 euros. Résultat : un premier contrat est signé avec Escota, gestionnaire de l’A8, portant sur le déploiement de son offre de covoiturage domicile/travail pour ses 1.100 salariés. Ainsi qu'un accord de partenariat avec la CCI et sept clubs d'entreprises azuréens visant à proposer l'offre à leurs membres.
Les accélérateurs régionaux
En septembre 2016, ce sont les accélérateurs P-Factory et Start Me Up des Sharks qui accueillent la jeune pousse. « P-Factory va nous aider à mettre au point une offre de valeur immédiatement commercialisable à l’échelle régionale », avance le dirigeant. Quant à celui de l’équipe de basket d’Antibes, il s’agit là de répliquer son opération de covoiturage des spectateurs réalisée avec l’OGC Nice et de positionner l’entreprise « sur le marché franco-américain du basket professionnel ». Le club faisant partie d'un consortium d'équipes françaises et américaines.
« Toutes ces accélérations nous permettent de façonner notre modèle économique, de peaufiner le couple segment de marché/produit. Notre innovation étant polyphonique, chaque acteur doit y trouver son intérêt », conclut-il. Fondée en juillet 2015, Wever revendique plus de 5 000 utilisateurs niçois et près de 10 000 en France. Elle emploie une dizaine de personnes et reste discrète sur son chiffre d'affaires. Elle se présente toutefois comme déjà rentable.