Dix mois après avoir été lancée par la start-up toulonnaise Emob, Weecast.fr, place de marché internet consacrée à l'apprentissage de l'informatique en vidéo, a réalisé fin 2009 une levée «de plusieurs centaines de milliers d'euros», selon Nicolas Chaunu, son président. L'opération, financée en partie par Provence Business Angels, devrait permettre à Weecast, devenue pour l'occasion une SAS à part entière, d'accélérer son développement. Une nouvelle page dans l'histoire de cette plate-forme qui permet aux internautes d'acheter, de partager et de vendre des vidéos de formation informatique en ligne.
6.700 vidéos en ligne
«À ce jour, nous comptons plus de 6.700 vidéos consacrées à une centaine de logiciels ou langages de programmation, de la bureautique traditionnelle aux logiciels d'effets spéciaux très complexes, explique Nicolas Chaunu. Ces vidéos, que nous sélectionnons selon des critères de qualité, ayant trait à la fois au fond et à la forme, sont majoritairement réalisées par des éditeurs professionnels, mais certaines sont aussi produites par des amateurs éclairés». La société, qui compte 31.000 membres, a ainsi commercialisé 250.000 vidéos en un an. Organisé sur la base de ?packs de crédits? achetés par les internautes, le système s'adressait jusqu'à aujourd'hui uniquement aux particuliers. Mais Weecast compte désormais cibler le marché des entreprises, à travers une nouvelle offre, calibrée pour répondre aux attentes des salariés en matière de formation. «Il s'agira d'un site différent, avec uniquement des vidéos produites par des éditeurs certifiés, dévoile Nicolas Chaunu. Ce système s'adressera principalement aux TPE et PME, jusqu'à 150 salariés. Dans un second temps, nous pourrions proposer, outre le tutoriel, les services d'un véritable formateur en ligne, afin de rentrer dans le cadre de la formation professionnelle».
Imaginée en 2009 par la start-up Emob, Weecast, place de marché dédiée aux tutoriels informatiques en vidéo, est désormais une société à part entière, suite à une récente levée de fonds. Son objectif, aujourd'hui: se tourner vers le marché des entreprises.