Les courants de l'actualité ont porté In Vivo Environnement sur le devant de la scène ces derniers mois. Actionnaire de Sabella (hydrolienne) et impliquée dans le projet Winflo (éolienne flottante) aux côtés de poids lourds comme DCNS ou Saipem, la société de La Forêt-Fouesnant a également réalisé des études d'impacts environnementaux pour le compte de Poweo ou de l'ex-Clemenceau. «Mis à part ce dernier dossier particulier, nous sommes intimement convaincus que les énergies marines renouvelables seront un levier de croissance. L'arrivée de partenaires privés a changé la donne de notre économie marine», avance Didier Grosdemange, l'un des deux dirigeants d'In Vivo.
D'ici dix ans, ce dernier estime que la PME devrait compter une cinquantaine de salariés. «Au-del, on commence à être un peu gros», sourit-il. Entre-temps, le bureau d'études aura peut-être déménagé. La construction d'un bâtiment (1M€), à proximité des actuels locaux, est en stand-by. Océanologue biologiste de formation, Didier Grosdemange a créé l'entreprise en 1997 avec Philippe Bornens. En douze ans, elle est passée de 2 à 25 personnes. Océanologues, sédimentologues, cartographes, géographes côtoient plongeurs professionnels, chimistes ou ingénieurs. Une équipe complémentaire pour quatre domaines d'activités: l'océanographie, l'environnement (plutôt en charge des projets liés aux énergies marines), l'ingénierie et l'industrie.
Renforcer sa présenceà l'étranger
La moitié du chiffre d'affaires (2,5M€) est réalisé par le pôle océanographie qui assure l'acquisition de mesures en mer pour une cinquantaine de projets par an. La société possède six embarcations afin de réaliser de la bathymétrie (mesure de la profondeur des océans), de la sismique mais aussi des expertises biologiques en plongée. L'entreprise se projette aussi bien en France qu'à l'étranger (15% du CA). En complément de l'agence de la Ciotat (13), l'intégration il y a trois ans dans le Groupe Le Floch (36% des parts d'In Vivo) a facilité les collaborations internationales. «Nous avons évidemment bénéficié de leurs réseaux en réalisant des études d'ingénierie, commente Didier Grosdemange. Pour nous, c'est indispensable d'être à l'export. Des enjeux importants s'y trouvent.»
Bureau d'études spécialisé en océanographie côtière, In Vivo Environnement projette d'atteindre la cinquantaine de salariés en 2020. La société de La Forêt-Fouesnant mise sur les énergies marines renouvelables et l'export.