La start-up havraise Viapazon, concepteur d’une interface collaborative destinée à centraliser et sécuriser la totalité des échanges de documents durant une transaction d’entreprise, aussi appelée dataroom collaborative, a ouvert son premier bureau à l’international à Luxembourg. La jeune pousse (6 salariés) cherche ainsi à se rapprocher des acteurs financiers et juridiques de cette place forte financière européenne, où se trouvent notamment les avocats d’affaires, clients potentiels de la start-up. Cette ouverture à Luxembourg s’inscrit dans sa stratégie d’expansion de Viapazon pour "offrir un service de proximité à ses clients européens cherchant à optimiser la gestion documentaire de leurs opérations", assure le dirigeant.
Un partenariat avec le Village by CA
Cette démarche à l’export a été réalisée en partenariat avec le Village by CA Luxembourg. "L’opportunité de découvrir Luxembourg s’est faite lors d’un événement organisé par le Village by CA, précise Corentin Colaris, co-fondateur de Viapazon début 2022. J’y ai découvert un écosystème très riche et ouvert sur les enjeux qu’abordent les legaltech, notamment la cybersécurité et le traitement documentaire. Nous nous sommes donc implantés là-bas, après des premières ventes prometteuses en France."
Centraliser les documents sur un même espace confidentiel
"Plus besoin de multiplier les vecteurs d’échange entre les mails, tablers Excel, datarooms, ou encore worfklows. Un seul outil permet de centraliser l’ensemble des échanges documentaires", souligne le co-fondateur de Viapazon. L’objectif est de permettre la mise à disposition, la modification, la validation et la signature des documents au sein d’un même espace confidentiel, sans jamais en échanger un seul par mail.
Une première levée de fonds
Afin d’accélérer son développement, Viapazon a bouclé, en mai 2024, un premier tour de table de 400 000 euros auprès d’investisseurs normands et parisiens : 200 000 euros en capital auprès de six business angels auxquels s’ajoutent 200 000 euros de dette. Parmi les investisseurs figurent deux vice-présidents de Lazard et GP Bullhound. Le CIC est également intervenu sur la dette. Un apport financier qui va aussi permettre à la start-up une diversification sectorielle, notamment dans le secteur de l’événementiel.