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Vetbiolix finalise une levée de fonds de 3,5 millions d’euros
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Vetbiolix finalise une levée de fonds de 3,5 millions d’euros

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La start-up Vetbiolix s’apprête à clôturer une levée de fonds de 3,5 millions d’euros. Installée à Loos (Nord), cette jeune entreprise développe des médicaments pour des besoins médicaux encore insatisfaits en médecine vétérinaire. Le tout, en adaptant des molécules développées à la base pour la santé humaine.

Matthieu Dubruque est le directeur général et l’un des cinq cofondateurs de la start-up en santé vétérinaire Vetbiolix — Photo : Elodie Soury-Lavergne

La start-up en santé vétérinaire Vetbiolix finalise une levée de fonds de 3,5 millions d’euros, auprès de ses investisseurs historiques (Bpifrance, NFA, CapTech Santé) et de nouveaux acteurs, non cités. Installée à Loos (Nord), avec 7 collaborateurs au sein du parc Eurasanté, Vetbiolix développe des médicaments pour les chats et les chiens. Avec une particularité, celle d’adapter des molécules développées à la base pour la santé humaine. Ces candidats-médicaments sont destinés à des pathologies pour lesquelles il n’existe pas, ou très peu, de traitements.

Trois molécules en test

Vetbiolix concentre ses premiers efforts sur l’arthrose, la maladie parodontale (qui détruit les tissus de soutien des dents), ainsi que sur la motilité intestinale (la constipation, notamment). "Entièrement sécurisée" selon son directeur général, Matthieu Dubruque, cette opération financière va faire entrer les candidats-médicaments dans une nouvelle phase. Il s’agit des études pilotes réglementaires, après de premiers essais concluants pour la maladie parodontale et pour l’arthrose. L’entreprise dispose ainsi de deux ans de trésorerie, avant une prochaine levée de fonds, qui lui permettra de réaliser les études réglementaires pivotales, précédant la mise sur le marché.

Chien soigné par un vétérinaire — Photo : Clinique Evolia

Le capital ouvert jusqu’à fin 2024

Le closing de cette levée de fonds interviendra courant octobre, mais "le capital restera ouvert jusqu’à la fin de l’année, pour permettre l’entrée potentielle d’un fonds ou d’un investisseur privé de plus", précise le dirigeant. La start-up a également ouvert, durant l’été, son capital sur la plateforme de crowdfunding Tudigo, en vue de lever jusqu’à un million d’euros, d’ici mi-octobre.

Comme nombre de biotechs, Vetbiolix aura besoin de plusieurs millions d’euros pour mener à bien son projet. Partir de molécules humaines limite toutefois les études à réaliser et donc les besoins financiers. Ces molécules, Vetbiolix les a acquises auprès de biotechs en santé humaine dans le monde, en contractant "une licence exclusive mondiale", précise le dirigeant.

Deux potentiels blockbusters

Avec deux de ces trois candidats-médicaments, Vetbiolix espère créer des "blockbusters", annonce Matthieu Dubruque, "soit un médicament qui génère 100 millions de dollars de revenus par an en santé vétérinaire, contre plus d’un milliard en santé humaine." Après la phase d’études réglementaires pivotales, deux scénarios se dégageront : "Vetbiolix pourrait être rachetée dans sa totalité par un industriel de la santé vétérinaire, pour un montant allant de 50 à 450 millions d’euros. Ou rester indépendante et générer du chiffre d’affaires, en vendant des sous-licences de ses médicaments aux industriels, voire en réalisant une levée de fonds de série B, notamment pour acquérir d’autres molécules", anticipe le dirigeant.

Positionnée sur un marché mondial, Vetbiolix compte peu de concurrents et "aucun sur notre modèle". Les barrières à l’entrée sont d’ailleurs nombreuses : "Notre activité nécessite un savoir-faire à la fois scientifique et économique", souligne le dirigeant. Un savoir-faire que la start-up réunit à travers ses 5 fondateurs (des vétérinaires, des profils business et des développeurs de médicaments), qui détiendront toujours plus de 50 % du capital après le closing prévu en octobre.

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