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le est votre réaction à la décision du Conseil Constitutionnel ?C'est une décision extrêmement positive. Nous sommes tout à fait soulagés ! Lorsque nous avons fait le pot de Noël de Génération, vous auriez dû voir le sourire de tous les salariés. Cela traduisait parfaitement leur soulagement. Le Conseil Constitutionnel a censuré certains articles du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2014, et nous nous en réjouissons, mais nous restons très vigilants. L'acharnement du gouvernement à maintenir une différence de taxation entre prestataires de complémentaires santé aux salariés était étrange.
Si le Conseil Constitutionnel avait validé le PLFSS 2014, qu'auriez-vous envisagé ?
Cette décision aurait entraîné un coup d'arrêt certain à notre développement. N'oublions pas que Verlingue et Génération représentent 1.000 emplois, deux sièges sociaux à Quimper, d'où tout est géré. Nos projets de développement et recrutement auraient été gelés.
Quel regard portez-vous sur l'année 2013 ?
Pour nous, 2013 aura été une année périlleuse. En janvier 2013, nous apprenions la généralisation de la complémentaire santé aux salariés. Une excellente nouvelle !Au printemps, la transcription de l'Accord National Interprofessionnel (ANI) dans la loi nous excluait du marché des complémentaires santé. En mai, nous gagnons devant le Conseil Constitutionnel. En octobre, le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale institue une recommandation avec une sanction fiscale pour ceux qui ne suivent pas la recommandation. Et enfin, en décembre, la deuxième censure du Conseil Constitutionnel, nous donne définitivement raison.
Et pour 2014 ?
Si cette disposition de loi n'est pas représentée par le gouvernement, la loi s'appliquera sans cette différence de taxation qui était défavorable aux petites mutuelles et aux courtiers en assurances. Nous poursuivons de manière active notre programme de recrutement de 100 personnes chez Génération. La généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés nous ouvre un marché intéressant à l'horizon 2016. C'est aussi une bonne nouvelle pour les entreprises qui retrouvent leur liberté de choix des complémentaires. Nous avons ouvert un bureau à Aix-en-Provence en 2013 et un autre ouvrira à Toulouse courant 2014. Concernant De Clarens (dont Verlingue a pris une participation de 49 % cette année), nous comptons toujours monter à 100 % du capital à terme.
ASSURANCES Le courtier en assurances, basé à Quimper, s'inquiétait d'un changement des règles dans la désignation des complémentaires santé aux entreprises. Le Conseil Constitutionnel a annulé cette disposition. 700 emplois étaient en jeu chez Verlingue et sa filiale Génération.