Verdia : Avenir en roses avec la célèbre maison Guillot
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Verdia : Avenir en roses avec la célèbre maison Guillot

Espaces verts À Orchies, l'éditeur végétal Olivier Mathis vient de racheter la célèbre roseraie Guillot, complémentaire de sa marque Decorosiers, leader en France.

Dans le monde de la rose, la fleur la plus populaire, un événement de taille vient de se produire. Basé à Orchies, le Nordiste Olivier Mathis, leader dans le développement et la mise en marché de rosiers innovants sous la marque Decorosiers (unmillion de roses vendues par an), a racheté la roseraie Guillot, prestigieuse maison de Chamagnieu (Isère) fondée en 1829. À 69ans, Jean-Pierre Guillot n'avait pas de successeur. «Nous avons repris un nom illustre, une marque connue, une gamme végétale extraordinaire», détaille Olivier Mathis qui ne tarit pas d'éloges sur cette excellente «vitrine».




L'export en force Stratégiquement, ce rachat offre de nouvelles perspectives à Verdia, notamment une dimension internationale. «Pour nous, c'est complémentaire, une façon aussi d'entrer sur une activité export et un segment de marché que nous n'avions pas: le rosier de jardins auprès d'amateurs, souligne son repreneur âgé de 50ans. Guillot, c'est une marque qui s'exporte très bien, l'image du produit de luxe français. Il s'agit d'un axe de développement majeur», ajoute Olivier Mathis. La maison Guillot réalise en effet plus de 50% de son business à l'export et 20% par VPC qui intéresse aussi fortement l'entrepreneur nordiste. Chaque semaine, pour cette rose aux 650variétés aux noms de stars, vendues par centaines de milliers, les demandes affluent de Russie, d'Ukraine, du Japon...

Gammes complémentaires Les produits des deux sociétés sont également très complémentaires. Guillot est une grosse fleur parfumée, tandis que les huit variétés de Decorosiers sont plus petites. Cette marque est leader en France sur le secteur paysage B toB, auprès des villes et collectivités notamment. Gros atout commercial: jamais malade, elle ne demande ni taille ni entretien, encore moins de traitements chimiques, car génétiquement résistante. «C'est un produit easy obtenu par hybridation naturelle et avec lequel nous gagnons des parts de marché sur les primo-accédants», détaille Olivier Mathis. Côté organisation, Olivier Mathis conserve à Orchies ses services marketing et communication. Ils font la force de Verdia, éditeur végétal et véritable interface entre les obtenteurs auprès de qui il externalise sa R& D, sachant qu'il faut 5 à 10ans pour créer une nouvelle variété, et ses 65producteurs partenaires, des pépiniéristes licenciés. Sur le site isérois de 17hectares, où il vient d'embaucher un chef d'exploitation, il maintient aussi la production de roses et la logistique. Chaque société compte une dizaine d'emplois, également maintenus. Olivier Mathis a largement de quoi tripler l'activité globale.

Géry Bertrande

Verdia
(Orchies) DG: Olivier Mathis 10salariés CA2010: 2,5M€ 0320849900 www.decorosiers.com

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