Concepteur et fabricant de lignes de production automatisées, Tecauma vient d’achever en décembre un nouveau bâtiment de 1.000 m². De quoi porter la superficie de ses ateliers et bureaux à 8.000 m² aux Essarts. Plus que la taille de l’extension, c’est surtout sa hauteur qui attire l’oeil : 19 mètres de haut.
Car Tecauma s’est doté d’un hall d’assemblage pour ses transstockeurs automatisés de grande dimension. Comprendre : un système de stockage qu’un industriel peut alimenter par exemple en profiliés aluminium et PVC , en pièces de bois etc., la machine se chargeant ensuite de les classer dans ses racks et casiers. Dans le sens inverse, l’opérateur n’a plus qu’à taper sa demande en matériaux pour récupérer les références qu’il souhaite. Ce qui réduit la manutention.
1,1 millions d’euros injectés
Au total la PME de 64 salariés a injecté 1,1 million d’euros pour créer ce nouveau hall, plus des équipements connexes. Outre ses lignes de production (pour la menuiserie, la construction, l'agroalimentaire etc.) et ses cellules robotisées, Tecauma livre depuis quelques années ce genre d’équipement pour le stockage, facturé entre 600.000 et 1.000.000 euros, via sa marque «TEC'UP ».
Pour chaque famille de produits, elle conçoit, assemble et réalise une partie de la mécano-soudure. Mais pour ses transstockeurs, qui pouvaient s’élever jusqu’au faîtage de son bâtiment historique, elle devait jouer des coudes.
«Jusqu’ici, il était difficile de monter et tester ces appareils de grande dimension, allant jusqu’à 12 mètres de haut, sur 7 mètres de large et 4 mètres de profondeur, explique Philippe Breillac, président de Tecauma. Or quand on travaille pour l’export, il faut vraiment que tout soit contrôlé au mieux en amont, afin d'avoir le moins de surprises possibles sur le site du client, réduire les réglages à effectuer très loin de chez nous. »
Et qui dit problèmes de réglages, dit « risque de se décrédibiliser auprès des clients étrangers ».
Bientôt un bureau en Pologne
D’autant qu’après deux ans et demi de prospection et 300.000 euros investis (recrutements administratifs et commerciaux, publicité dans la presse spécialisée, traduction de son site...), Tecauma a remporté un succès en Pologne. Elle y a vendu cette année un TEC’UP pour une menuiserie.
« On envisage désormais d’ouvrir un bureau commercial là-bas, avec un technicien en support », annonce Philippe Breillac. La vente ne devrait pas se limiter aux appareils de stockage standards. Son associé et directeur général Eddy Daunas détaille : « Jusqu’à présent, Tecauma exportait des produits standards, pour être sûr de les maîtriser parfaitement et ainsi limiter les déplacements sur place. Avec un bureau en Pologne, on pourra ouvrir notre catalogue global, s’étendre à des produits sur-mesure, à façon... »
Egalement présent en Algérie
Autre cible stratégique pour Tecauma : l’Algérie. Dans ce pays, la PME travaille surtout pour l’industrie céramique (lignes de production pour des briqueteries etc.). Mais espère progresser dans la menuiserie. « Les Algériens importent beaucoup dans ce secteur, mais ils se mettent peu à peu à produire chez eux», indique Eddy Daunas.
Reprise en 2010 par les deux dirigeants actuels et deux commerciaux, Tecauma repart donc de l’avant. Après une année assez stable, elle vise 10,5 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an prochain et 12 millions à moyen terme. Elle se rapprochera alors de son volume d’activité d’avant-crise (14 M€ de CA).
Objectif 50% du CA à l’export
L’enjeu étant de progresser notamment via la robotique et donc l’international, où la PME réalise 35% de son chiffre d’affaires (exclusivement en Pologne et en Algérie). Une part que ses dirigeants souhaitent porter à 50% d’ici 2018.
Tecauma (Les Essarts)
Président : Philippe Breillac
64 salariés ; 9,8 M€ de CA
02 51 48 45 45
www.tecauma.fr