Malgré un contexte économique tendu pour l’ensemble de la filière nautique, Uship poursuit son développement. Basée à Landévant, dans le Morbihan, la centrale d’achats spécialisée dans le matériel nautique vient d’enregistrer sept nouvelles ouvertures de boutiques depuis octobre, dont cinq en France et deux à l’international. Ces magasins appartiennent à ses adhérents indépendants. Cette dynamique conforte la position du réseau comme premier maillage de magasins spécialisés du secteur dans l’Hexagone.
"Des années que nous n'avions pas connu une telle dynamique"
"Nous avons été les premiers surpris par ce rythme d’ouvertures. Cela faisait plusieurs années que nous n’avions pas connu une telle dynamique, souligne Stéphan Serra, PDG d’Uship. Malgré les difficultés du marché, nos adhérents continuent d’investir et de croire dans le développement de leurs entreprises."
Le réseau de boutiques s’est récemment renforcé à Saint-Malo, Deauville, La Tremblade, Ouistreham et Bordeaux. Deux nouvelles implantations ont également vu le jour à l’international, à Alger, en Algérie, et dans l’Algarve, au Portugal. Pour le dirigeant, cette croissance repose avant tout sur la force du modèle coopératif porté par l’enseigne.
Une croissance alimentée par le terrain
"Ces ouvertures sont faites majoritairement par nos adhérents. Certains ouvrent un deuxième magasin ou nous recommandent auprès de professionnels locaux. C’est un développement qui vient du terrain", explique Stéphan Serra.
Aujourd’hui, Uship fédère plus de 140 points de vente. La centrale morbihannaise emploie une trentaine de collaborateurs et réalise environ 15 millions d’euros de chiffre d’affaires. À l’échelle du réseau, l’activité dépasse les 50 millions d’euros et représente près de 600 emplois répartis sur les différents territoires littoraux.
Cette croissance intervient pourtant dans un marché qui subit les conséquences des tensions géopolitiques, de l’inflation et de l’attentisme de certains consommateurs. "Nous savons que le contexte est compliqué, mais nous refusons de rester immobiles. Nos adhérents ont envie d’avancer, de créer de nouveaux services et de continuer à investir",
commente le PDG d'Uship
Un nouveau concept avec Décathlon
L’ouverture la plus emblématique de l’année est sans doute celle de Bouc-Bel-Air, à proximité de Marseille. Le futur magasin prendra place au sein de la galerie marchande d’un Village Decathlon, un modèle encore inédit pour Uship. "Un acteur local y proposait déjà des formations au permis bateau. Lorsque nous avons développé notre concept Captain Training, il nous a contactés en nous disant que le lien entre la formation nautique et nos activités lui semblait évident."
L’idée consiste à réunir dans un même lieu l’ensemble des services destinés aux plaisanciers. Le client peut y préparer son permis bateau, suivre des séances de coaching nautique puis accéder à un magasin d’accastillage. À terme, d’autres prestations pourraient compléter l’offre.
Déployé dans une dizaine de magasins, Captain Training répond à un constat simple : de nombreux plaisanciers naviguent ponctuellement et souhaitent renforcer leurs compétences. "Nous proposons des rappels de manœuvres, des conseils de sécurité ou des séances pratiques sur l’amarrage et la navigation. Nous voulons apporter davantage qu’un simple produit", détaille Stéphan Serra.
Plus de 20 000 références produits
Au siège de Landévant, cette stratégie d’innovation mobilise les équipes achats, marketing et logistique. Plus de 20 000 références sont référencées par la centrale, dont près de 10 000 stockées sur place. En parallèle, l’entreprise investit plus de 200 000 euros dans un nouvel ERP destiné à connecter l’ensemble du réseau et à fluidifier les échanges entre la centrale et les magasins.
Développer de nouveaux services
"Notre ambition est de faire d’Uship le partenaire global du plaisancier. Nous voulons continuer à innover, à développer de nouveaux services et à renforcer notre proximité avec les clients. C’est cette dynamique qui nous permet aujourd’hui de poursuivre notre croissance malgré les incertitudes du marché", conclut Stéphan Serra.