La situation se dégrade pour les entreprises de taille intermédiaire. Près d‘une ETI française sur deux déclare un chiffre d’affaires en baisse sur un an au troisième trimestre de 2024. Elles n’étaient qu’une sur quatre dans cette situation en juin dernier. 61 % des ETI font également état d’un recul de leur rentabilité sur un an, contre 44 % en juin 2024, relève également la dernière édition du Baromètre Palatine-METI. Ralentissement macroéconomique assorti d’incertitudes politiques et géopolitiques, situation budgétaire et politique nationale préoccupante, sont autant d’éléments qui constituent un contexte défavorable au développement des entreprises.
Une diminution de l’activité engagée en 2022 par l’inflation
Une dynamique à la baisse pour les ETI depuis 2022, l’inflation ayant engendré une hausse importante des coûts. "D’un point de vue financier, la trésorerie des ETI ressent une certaine pression, mais on observe une stabilisation par rapport aux trimestres précédents. Cela témoigne d’une gestion proactive et d’une capacité d’adaptation" de ces entreprises, note Nathalie Bulckaert-Grégoire, directrice générale adjointe de la Banque Palatine.
Les représentants des ETI invitent le gouvernement à annuler les hausses de cotisations patronales prévues pour les entreprises dans le budget 2025. Employant entre 250 et 5 000 salariés, les 6 200 ETI françaises représentent 25 % de l’emploi du pays, dont 38 % dans le secteur industriel, et un tiers des exportations.