Frédéric Midy,
directeur général adjoint de Nicoll (CA: 160M€; salariés: 976)
Comme Le Journal des entreprises le révélait en juin dernier, Nicoll (49) vient d'officialiser sa fusion avec l'isérois SAS (176 salariés; CA: 35M€), autre filiale d'Aliaxis. Quelles sont les raisons de ce rapprochement?
C'est d'abord une complémentarité commerciale entre deux sociétés soeurs aux valeurs identiques. Les produits Nicoll (raccords plastiques) étaient concentrés sur le bâtiment, l'environnement, la plomberie. Avec l'intégration de SAS, Nicoll va augmenter son offre et sa profondeur de gamme auprès des professionnels du bâtiment et des grossistes en sanitaire avec des éléments pour la salle de bain, les toilettes et la cuisine (vidage de lavabos, éviers, douches...). La marque SAS restera dans les grandes surfaces de bricolage.
Quelles seront les incidences sur les sites de production des deux entités, à Cholet (49) et Frontonas (38)?
Il n'y aura ni mutation forcée, ni réduction d'effectifs, ni délocalisation. Au contraire, nous renforçons nos forces commerciales (dix embauches) en les spécialisant sur nos secteurs d'activité. C'est une opération positive.
Est-ce une étape décisive de votre développement
?
Oui. Nicoll a toujours eu une croissance raisonnée, régulière mais offensive. Ça nous permet d'affirmer notre démarche vis-à-vis de nos concurrents et de nos collaborateurs. Notre rythme de croissance est supérieur à celui du marché (3 à 4%). Le groupe a également des ambitions fortes en Russie, où une filiale de Nicoll a été créée, en Pologne ou en République Tchèque. 2012 sera une année de consolidation et de transition pour Nicoll qui pèsera 200M€ de chiffre d'affaires pour 1.140 salariés au 1erjanvier.
- TROIS QUESTIONS