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Un musée consacré au savon de Marseille en projet
Marseille # Tourisme # Création d'entreprise

Un musée consacré au savon de Marseille en projet

La Compagnie générale des savonneries et des huileries (10 salariés – CA : 1 M d’euros), basée à Marseille, devrait ouvrir un important musée du savon de Marseille, sur plus de 400 m², à quelques pas du Vieux-Port. L’entreprise vise par ailleurs un développement à l’international...

« Ma Startup a cent ans… » C’est par ces mots et avec un brin d’humour que Jean-Baptiste Jaussaud fait entrer dans son univers, lié à l’olive et au savon de Marseille. Le jeune dirigeant porte aujourd’hui un projet ambitieux, celui du Musama, un musée, situé en plein centre-ville de la Cité phocéenne, et consacré au savon de Marseille, qui devrait ouvrir ses portes à l’été 2017. Sur plus de 400 m², le musée, qui devrait être situé à l’angle des rues Henri Barbusse et Henri Fiocca, en face du centre Bourse et du jardin des Vestiges, évoquera la fabrication traditionnelle du savon de Marseille. Un investissement de 600 000 euros que Jean-Baptiste Jaussaud est en train de boucler au travers de partenaires. « Je pense qu’une marque produit est plus importante qu’une marque globale. Le pastis n’a ainsi pas eu besoin d’être déposé et protégé parce qu’il y avait Ricard. Le savon de Marseille, est orphelin d’une grande marque emblématique », commente-t-il.

Cet ancien directeur général de la Savonnerie du Midi a choisi de créer en 2010 sa propre société et a racheté la marque " La grande savonnerie ". « Je voulais faire du savon de Marseille un outil de communication. Nous avons ainsi fabriqué des savons pour des entreprises, pour des mariages. Il est possible d’y graver des messages ».

Agrandissement de l’usine

Jean-Baptiste Jaussaud a ainsi créé un site de production entre Venelles et Meyrargues. « Nous souhaitons actuellement trouver un lieu afin de nous agrandir et de réunir production et stockage. Idéalement, nous cherchons 400 m² ». Actuellement, la Compagnie générale des savonneries et des huileries détient trois marques. Outre, la Grande savonnerie, elle a également racheté le Savon l’Ancre et l’Union générale des savonniers. Trois marques marseillaises nées au 19e siècle. La Grande savonnerie dispose d’un atelier-boutique au Vieux Port et envisage d’ouvrir de nouveaux points de vente. « Nous sommes déjà présents avec cette marque dans de nombreux hôtels marseillais (Intercontinental, Hôtel Bauveau…) et nous avons ouvert en février 2015 notre premier franchisé à Aix-en-Provence. Nous sommes également présents à l’export (Pologne, Biélorussie…) au travers de stands éphémères ».

De son côté, la marque UGS est destinée à la fabrication à marque blanche pour d’autres savonniers de la place. Le Savon L’Ancre, quant à lui, est utilisé pour le marché des centrales d’achat et de la grande distribution spécialisée, comme Cabesto. « Nous avons l’intention de nous développer à l’international, à la fois par le biais de boutiques à l’étranger mais également par l’intermédiaire des touristes qui viennent à Marseille. Tout commence au Vieux-Port. D’où notre projet du Musama ». Le dirigeant envisage un musée moderne où la technologie sera au service du contenu. « L’objectif est de montrer que le produit est bien vivant. Pour aller à l’export, il faut aujourd’hui chasser en meute. Il nous faut nous associer et la Provence est notre concept fédérateur. Nous avons ainsi créé un label de distribution sélective, que nous avons baptisé "Les ateliers de Provence" ». La future boutique du Musama sera se présentera ainsi sous l’appellation " Les ateliers de Provence ". « Nous pourrons même distribuer des savons de nos concurrents. Notre croissance à venir sera véritablement liée à notre capacité à travailler ensemble ».

L’entreprise a par ailleurs racheté la parfumerie Tombarel, les Cahiers du Sud, l’Huilerie des trois croix et la marque de bougies, l’Étoile. « Pour aller à l’international, une stratégie multimarque est essentielle. Notre projet tourne autour de l’olive et de ses différents dérivés : l’huile, le savon, puis la bougie », conclut Jean-Baptiste Jaussaud.

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