Un mois vu par Nathalie Pradines

Un mois vu par Nathalie Pradines

Gérante Agence Bonne réponse Parcours Née le 5 octobre 1965 à Oullins Licence en psychologie Efap promotion 1987 Création de Barré design avec Bertrand Barré en 1989 Création de Bonne réponseà Lyon en 1994 Membre de Femmes chefs d'entreprises, vice-présidente du Lyon basket féminin et élue à la CCI de Lyon

L




a campagne présidentielle.

«Pour l'instant, je la trouve décevante. Comme au moment des primaires socialistes où j'attendais beaucoup sur le fond, les débats font flop! Les blocs UMP et PS coexistent au détriment des autres formations quasi inexistantes. Cette configuration ne sert pas la démocratie mais les appareils politiques. Malgré la crise, rien ne bouge. Je me sens une future déçue, quel que soit le résultat. Je crains que ces élections puis les législatives, avec le partage des circonscriptions, ne se transforment en jeu de go.»




Les limites de l'Europe.

«Être gouverné par des personnes non élues par le peuple est en train de montrer ses limites. Je suis pour une Europe fédérale mais j'ai le sentiment que les pays ne décident plus grand-chose. Je suis convaincue que l'énergie humaine nous permettra de surmonter cette crise. L'histoire a montré qu'on se remet de tout.»




André Comte-Sponville et le bonheur en entreprise.

«Intervenu en amont de la Fête de l'entreprise organisée par la CGPME, le philosophe a expliqué devant un parterre de chefs d'entreprise que l'homme n'était pas fait pour travailler! Si je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette position, la conférence m'a fait réfléchir sur le sens que l'on donne à ce que l'on fait, au travail ou en dehors, donc sur la vie en général.»




Le permis de construire du Stade des lumières.

«Je suis favorable à un tel équipement mais je suis plus réservée sur la manière dont les choses ont été faites. Le Stade des lumières fait partie des équipements structurants dont Lyon a besoin pour rayonner au niveau international. Mais je déplore les polémiques et leur dimension politique qu'a suscité le projet.»




Les faits divers.

«J'ai certainement le regard de l'attachée de presse sur le traitement de l'information, mais j'estime que les faits divers n'ont aucun intérêt. À l'image de cette marche blanche organisée pour une joggeuse abattue il y a quelques semaines et qui a été reprise par tous les grands supports médiatiques nationaux. Ce traitement de l'information amplifie le sentiment d'insécurité, le racisme et est souvent sujet à récupération politique.»